Affichage des articles dont le libellé est appartenance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est appartenance. Afficher tous les articles

samedi 16 août 2014

L'islamisme ne vient pas du sous-développement

Les sociétés arabes sont le siège depuis une quarantaine d'années de la montée d'une religiosité aux rites rigoureux et aux pratiques normées dans les moindre détails.
Voiles et barbes en sont les éléments les plus saillants vus d'Europe, mais peut-être pas les plus significatifs.
Ces manières ostensibles et peu flexibles de pratiquer la foi islamique sont, usuellement et par facilité, nommées intégrisme ou islamisme.
En Tunisie, par exemple, cette dévotion voyante, anecdotique dans les années 1980, est aujourd'hui devenue majoritaire.

Les explications usuelles ne rendent pas compte de la réalité de l'islamisme
Couramment, la montée de l'intégrisme musulman est attribuée à trois causes principales : accroissement du sentiment religieux, propagande assourdissante d'imams survitaminés et sous-développement.
Aucune de ces origines supposées ne résiste à l'analyse.

La croyance en Dieu n'est pas plus forte actuellement dans les pays dits musulmans qu'il y a 50 ou 100 ans.
Au contraire, même si très peu ont le courage de le confesser publiquement, il existe désormais une faible minorité d'agnostiques et d'athées qui était quasi-inexistante à l'orée du vingtième siècle.

Les religions, perpétuellement soucieuses de leur expansion, ont toujours fait de la propagande. C'est une des missions principales du clergé. Si prosélytisme et endoctrinement étaient efficaces alors le monde serait confit en dévotion depuis la nuit des temps.
Les publicitaires expliquent d'ailleurs qu'une opération de promotion ne peut être efficace qu'auprès de personnes préalablement réceptives. La prédication intégriste rencontre effectivement un grand succès, mais exclusivement auprès de fidèles prêts à l'entendre.

L'islamisme n'est pas non plus le fruit du faible développement économique.
En Tunisie, par exemple, depuis 1980, le PIB moyen par habitant a doublé. Même si les inégalités sont criantes, elles ne le sont pas plus qu'il y a 30 ans et le niveau de vie de toutes les catégories de la population s'est notablement amélioré.
De surcroît, l'intégrisme touche autant, voire plus, les classes moyennes et aisées que les couches populaires.
Ainsi, les leaders d'Ennadha, le parti islamiste tunisien actuellement au pouvoir, sont presque tous des enfants de cadres ou de bourgeois.


L'islamisme, fruit du passage brutal à la modernité
Le Maghreb et le Machrek, à l'issue de la décolonisation, ont absorbé en moins de 50 ans ce que l'Europe et l'Amérique du Nord ont mis plus de deux siècles et demi à digérer avec des convulsions terribles : fin du mode de vie rural traditionnel, alphabétisation et éducation, essor urbain, transition démographique, industrialisation, mass médias et technologies de l'information, développement des transports, flux migratoires, montée du sentiment national, construction d'états modernes...
Le tout sans passage par la case révolution industrielle.
De tels changements modifient radicalement les perceptions du monde et les rapports aux autres.

Les sociétés rurales peinaient à nourrir, vêtir et loger leurs membres. Néanmoins elles étaient homogènes, prévisibles et tissaient des liens sociaux forts.
Le cycle des saisons rythmait la vie. Le travail très physique dans les champs était une nécessité vitale peu discutable et laissait peu de place aux interrogations existentielles.
L'appartenance à une famille, un village, une communauté était évidente et se transmettait au fil des générations, particulièrement en Afrique du Nord où l'endogamie était très forte.

Le monde moderne, et maintenant post-moderne, est strictement inverse.
Les besoins matériels sont de mieux en mieux servis et demandent moins de labeur.
Par contre, la diversité est devenue la norme, l'imprévisibilité règne et l'individu domine.
Le progrès économique s'effectue en dents de scie, les crises succédant aux booms. La valse des technologies assure une amélioration moyenne du bien-être physique au prix de beaucoup d'essais et d'erreurs ainsi que de la disparition, parfois très rapide, d'activités ancestrales. Nul ne peut plus être certain que son métier existera encore dans cinq ou dix ans.
Ce sont, de plus en plus, des personnes, et non des groupes, qui sont les moteurs de ce maelström.
Chacun, désormais, décide de ce qu'il veut faire et être, de comment il veut vivre et avec qui. Sa famille, ses voisins, ses amis, ses collègues n'ont pratiquement plus voix au chapitre. L'augmentation du temps libre et la moindre dépendance aux autres pour sa propre subsistance accroissent ces possibilités d'autonomie individuelle.

De telles évolutions, menées à un train d'enfer, sont profondément anxiogènes. De surcroît, moins courir après son pain quotidien suscite des attentes nouvelles.
Comment faire face, seul, à ces changements rapides et, surtout, à ces choix de vie ? Que faire de loisirs désormais prédominants ? Quel sens donner à tout cela ?
L'amélioration des conditions matérielles de vie et la progression des choix individuels procurent d'indéniables satisfactions mais répondent mal aux besoins de sécurité et d'appartenance, chers au psychologue Abraham Maslow et à sa célèbre pyramide.

L'intégrisme exploite ce créneau en déshérence.
Balayant doutes et interrogations, il apporte des réponses simples et opérationnelles qui évitent de se poser des questions.
D'après les tenants de cette doctrine, la marche incohérente du monde provient tout simplement d'un affadissement de la foi et du non suivi de prescriptions religieuses strictes et terre à terre.
A l'inverse, il suffit d'honorer ces injonctions à la lettre pour gagner, simultanément, le respect immédiat de ses semblables et une vie éternelle accomplie.
La stabilité sociale perdue reviendra avec l'accroissement du nombre de "bons" croyants, ce qui pousse, pour le bien de tous, à faire rentrer les récalcitrants dans le rang.
Le présent et l'avenir des fidèles est ainsi assuré aussi longtemps qu'ils partagent les rites d'une communauté englobante.
Les signes extérieurs de religiosité remplissent la même fonction que les maillots des supporters du football, afficher aux yeux de tous son adhésion et son allégeance au groupe.


Un éventuel reflux de l'islamisme ne pourra venir que de l'intérieur des sociétés arabes
Contrer l'intégrisme suppose d'être capable de le contrer sur le terrain des besoins immatériels de sécurité, de prévisibilité et d'appartenance que la société post-moderne peine à satisfaire.

C'est ce que Nasser et Bourguiba tentèrent de faire en leur temps avec un mélange de nationalisme, d'étatisme et de culte de la personnalité.
Leur système devait conduire le peuple arabe enfin libéré de ses entraves vers un avenir radieux où il serait le phare de l'humanité.
Hélas, ni la machine économique, ni les succès militaires, ni même les événements symboliques ne furent au rendez-vous, ces leaders visionnaires étant d'exécrables managers.
Leurs successeurs, moins charismatiques, obtinrent, par le libéralisme économique, le développement tant attendu. Mais, crispés sur leur pouvoir dictatorial et leurs réseaux de corruption, ils furent incapables de faire respirer leurs sociétés.
Le choc en retour fut la croissance de l'intégrisme.

Ce ne sont pas des actions venues "d'en haut" ou de je ne sais quelle avant-garde éclairée du peuple ou, encore moins, de l'extérieur qui pourront venir à bout de l'intégrisme.
De même, la répression, comme celle de l'été 2013 en Égypte, peut masquer, par le sang et la terreur, les symptômes mais, en aucune manière, traiter les causes.

C'est aux sociétés arabes de construire, par elles mêmes et dans la durée, des représentations du monde moins délétères conjuguant liberté individuelle, responsabilité, confiance et sens du collectif.
Cette maturation risque d'être lente car les récentes révolutions ont sérieusement épaissi la soupe et n'ont pas ralenti le rythme du monde alentour.

Toutefois, l'émergence de symboles pourraient accélérer le mouvement. Les pays musulmans manquent cruellement d'icônes internationalement reconnues. Les rares sportifs, artistes, penseurs, politiques ou chefs d'entreprise arabes célèbres mondialement sont des expatriés. Ces peuples méritent d'autres effigies que Saddam Hussein et Ben Laden.

Le vaccin peut-être déjà à l'oeuvre en Tunisie
Pour conclure, un brin d'optimisme paradoxal : l'exercice calamiteux du pouvoir en Tunisie par Ennadha, parti résolument islamiste, a déboussolé et déçu une partie de sa base.
Sous la pression de ses propres échecs et de l'opinion, Ennadha a du se résoudre à céder le pouvoir, à accepter une constitution décente et à jouer le jeu des élections de l'automne 2014.
Cet exercice pédagogique, dangereux et meurtrier à court terme, pourrait s'avérer salutaire sur une plus longue période.
Embryons de réponse lors de la prochaine consultation électorale...

Intégralement votre

Références et compléments
- Cette chronique a été initialement publiée le 27 août 2013 et a été très légèrement retouchée les 16 & 17 août 2014.

- Voir aussi à propos des désillusions de beaucoup de tunisiens vis à vis du parti islamiste Ennadha la chronique "4 semaines au cœur de la Tunisie morose".
Le billet "La Tunisie rattrapera la France le 12 mai 2041" détaille la croissance du PIB et du niveau de vie entre le pays de Molière et celui d'Ibn Khaldoun.

- Un exemple parmi beaucoup d'autres de la mauvaise appréhension de l'islamisme, le récent article de Michel Rocard "l'Islam et le printemps" paru au Cercle des Echos.

- Merci à Omar de m'avoir remémoré la pyramide de Maslow dont vous trouverez le détail dans l'article que Wikipedia lui consacre.

vendredi 30 mai 2014

Quelles sont les racines de l'extrême-droite populiste ? Comment la faire reculer ?

La montée de l’extrême-droite populiste en France coïncide avec les mutations de la troisième révolution industrielle

La société industrielle, qui connut son apogée durant les "trente glorieuses", réussissait le tour de force d'accroître nettement le niveau et le confort de vie tout en préservant l'essentiel de l'homogénéité, de la prévisibilité et des liens sociaux forts caractéristiques des sociétés rurales.

Notamment, les grandes usines, malgré leurs travers, créaient un fort sentiment d'appartenance, à l'entreprise bien sur, mais aussi à une communauté plus large via les œuvres sociales ainsi que les adhésions syndicales, politiques et, parfois même, religieuses.
Ces collectivités humaines stratifiées et hiérarchisées, où le travail était souvent très dur, produisaient aussi un avenir facile à dessiner via la promotion interne et, surtout, l'embauche des enfants des employés.
Dans ce contexte, les trajectoires individuelles étaient souvent prévisibles et peu diverses.

Quelque part entre mai 1968 et les années 1980, cette belle machine s'est grippée. L'univers d'Henri Ford et de Louis Renault a craqué sous les coups de boutoir de celui de Bill Gates et Steve Jobs.


Le monde post-moderne a cassé les codes des usines tayloriennes

Certes, nos besoins et envies matériels sont toujours de mieux en mieux servis et demandent moins de labeur.
Toutefois, depuis la fin des trente glorieuses, notre vie quotidienne change, en apparence, moins vite et avec plus de dents de scie.

Informatique et télécommunications qui bouleversent notre vécu personnel et professionnel, sont immatérielles, donc peu perceptibles.
La très forte automatisation qu'elles induisent, couplée à l'abaissement des coûts de transport, ont condamné au chômage des cohortes entières d'ouvriers ainsi que leur encadrement. Qui parle d'ailleurs encore d'agents de maîtrise ?

La valse des technologies assure une amélioration moyenne du bien-être physique au prix de beaucoup d'essais et d'erreurs, ainsi que de la disparition, parfois très rapide, d'activités ancestrales.
Nul ne peut plus être certain que son métier existera encore dans cinq ou dix ans.
En très peu d'années, l'horizon professionnel est devenu, a minima, brumeux et, fréquemment, obscur pour la quasi-totalité des personnes en âge de travailler.

Dans le même temps, outre l'imprévisibilité, la diversité est devenue la norme et l'individu domine.
Ce sont, presque exclusivement, des personnes, et non plus des groupes sociaux ou politiques, qui sont les moteurs du maelström ambiant.
Chacun, désormais, décide de ce qu'il veut faire et être, de comment il veut vivre et avec qui.
Sa famille, ses voisins, ses amis, ses collègues, ses relations, ses mentors n'ont pratiquement plus voix au chapitre.
L'augmentation du temps libre et la moindre dépendance aux autres pour sa propre subsistance accroissent les possibilités d'autonomie individuelle.

Causes ou conséquences, je ne sais, ce que les sociologues nomment les corps intermédiaires - partis, églises, syndicats, communautés, associations - ont perdu leur capacité de peser sur le cours des choses et attirent de moins en moins.
Même la petite minorité de catholiques pratiquants, à en croire les enquêtes d'opinion, ne se sent plus liée par les directives doctrinales du pape et des évêques.
Ne parlons pas des syndicats devenus des bureaucraties stériles et inaudibles !


L’extrême-droite populiste surfe sur l'angoisse suscitée par les évolutions en cours

Le train d'enfer des mutations bouscule nos certitudes.
De surcroît, moins courir après son pain quotidien suscite des attentes nouvelles.
Comment faire face, seul, à ces changements rapides et à ces choix de vie ?
Que faire de loisirs désormais prédominants ?
Quel sens donner à tout cela ?
Comment et avec qui surmonter les coups durs ?

L'amélioration moyenne des conditions matérielles de vie et la progression des choix individuels procurent d'indéniables satisfactions mais répondent mal aux besoins de sécurité et d'appartenance, chers au psychologue Abraham Maslow et à sa pyramide.

La famille L. P. et ses séides (je prie le lecteur de me pardonner mais j'ai une crampe récurrente aux doigts qui m'empêche d'écrire certains patronymes) exploite sans vergogne ce créneau porteur.
Balayant doutes et interrogations, elle fournit, prêtes à l'emploi, des réponses simples et, en apparence, opérationnelles qui évitent de se poser trop de questions vis à vis du monde qui change.

À l'instar de ses prédécesseurs des années 1930 qui faisaient du juif cosmopolite la source de tous les maux de notre bel Hexagone, l'extrême-droite actuelle accuse la mondialisation imposée par des élites dévoyées et anglophones et leurs chevaux de Troie immigrés du Sud ou de l'Est.

Dans ces conditions, la résorption de nos problèmes bien réels, à commencer par le chômage massif, ne peut provenir que d'un retour à un mythique ordre ancien où tout allait pour le mieux.

Renvoyons les métèques chez eux, ou, à tout le moins, coupons leurs vivres !
Fermons nos frontières aux nouveaux arrivants !
Réprimons sans mollir la petite délinquance !
Rétablissons les droits de douane !
Supprimons les impôts auxquels nous sommes les plus attentifs comme les taxes sur le carburant !
Réinstaurons la sécurité sociale d'antan ! Réservons la aux vrais nationaux !
Finançons le déficit de l'état par l'inflation en exigeant de la Banque de France quelle imprime de la vraie fausse monnaie !
Et drapons-nous dans notre bel oriflamme tricolore !

Cette analyse et ce programme ont un pouvoir de conviction hors pair car ils rendent le monde aisément lisible et explicable.
Ils ciblent nos deux besoins les plus mis à mal, la sécurité en nous promettant murs et patrouilles, ainsi que l'appartenance, sur le mode "nous et eux".


L'extrême-droite populiste ne peut être contrée que sur le terrain des besoins de sécurité, de prévisibilité et d'appartenance.

La première urgence est de remettre notre machine économique en marche.
Les façons de faire sont connues et globalement efficaces chez nos voisins du Nord et de l'Est : diminution drastique de la taxation de l'emploi, allègement des réglementations freinant l'embauche, réduction du périmètre de l'action publique et augmentation concomitante de son efficacité, notamment de sa vitesse d'exécution, désormais inadaptée aux rythmes de la société.
Ces réformes seront très désagréables et même douloureuses mais dégageront une perspective positive.
À l'inverse, l'inertie politique actuelle accroît continuellement le chômage et la pauvreté de manière tout aussi douloureuse, mais sans aucune sortie de tunnel en vue.

Ensuite, un tour de vis moral est indispensable au sein du monde politique, mais aussi, voire surtout, parmi la soit-disant "élite" syndicale, entrepreneuriale, intellectuelle, sportive, artistique ...
Ceux qui enfreignent délibérément la loi ou se goinfrent doivent quitter définitivement leurs postes ou leurs positions.
Une position élevée dans l'échelle sociale suppose une exemplarité au même niveau.
De surcroît, une réelle modération, soit volontaire, soit fiscale, des rémunérations stratosphériques aiderait à rétablir un sentiment d'équité.

Enfin, nous devons, chacun, nous tourner plus vers l'avenir que vers le passé.
Connaître son histoire est vital, commémorer en permanence est délétère.
Les mutations en cours sont grosses de nombreux risques mais elles fourmillent d'opportunités de tous niveaux. Le meilleur antidote au populisme est de s'en saisir.


Le moralisme est sans effet sur l'extrême-droite

Affubler de noms d'oiseau les sympathisants de l'extrême-droite peut défouler mais est contre-productif.
Ces réactions épidermiques, substituts trop faciles à l'analyse et à l'action, renforcent les convictions des personnes qui se sont mises en mode "nous et eux".
Les nobles sentiments de l'anti-racisme conventionnel visent les symptômes et oublient paradoxalement de traiter les causes.


Seules nos actions individuelles éviteront la catastrophe que serait la famille L. P. dirigeant la France

La levée du danger extrémiste ne viendra ni d'en haut, ni d'une quelconque avant-garde plus ou moins éclairée.
C'est à notre société dans son entier, c'est à dire à chacun d'entre nous, de construire, par elle même et dans la durée, des représentations du monde moins toxiques conjuguant liberté individuelle, responsabilité, confiance, cohésion sociale et sens du collectif

Nos actes et nos convictions individuels doivent concorder.
Honnir Jérôme Cahuzac ou Jean-François Coppé le matin et rechercher un passe-droit routier, immobilier ou scolaire l'après-midi est une contradiction qui nourrit les travers de notre collectivité.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières, en négatif comme en positif.

Nos actions et nos interpellations personnelles, si elles sont suffisamment nombreuses et diverses, peuvent faire bouger nos inertiels élus et "élites" pour qu'ils mettent en oeuvre, sans délai, les orientations esquissées ci-dessus.

Actionniquement votre

Références et compléments
- Merci à François et Antoine. Les échanges avec eux sur internet m'ont permis d'esquisser cette chronique.
Leurs réactions m'ont fait entrevoir une parenté très forte entre l'islamisme en Tunisie et l'extrême-droite en France qui m'avais échappé jusqu'alors.
De ce fait, ce billet reprend en partie la chronique "l'islamisme ne vient pas du sous-développement".

- Voir aussi les chroniques :
. Lettre à mes compatriotes tentés de voter Front National
Une planche à billets pour la Marine : l'ingénieux programme économique du Front National
Allons-nous renoncer encore longtemps ? Réaction épidermique aux élections européennes
. Plaidoyer pour un vote europhile
Tout savoir (ou presque) sur les pistes de sortie de crise