Affichage des articles dont le libellé est alimentation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est alimentation. Afficher tous les articles

dimanche 28 août 2016

On se fait plus de blé dans l’immobilier que dans le blé

La France agricole n’en finit plus de convulser.
À chaque trimestre sa crise. Dernier épisode en date, le bras de fer entre les producteurs de lait et la multinationale Lactalis dans le nord-ouest.

La fibre paysanne étant encore vivace, les petits fermiers bénéficient de la bienveillance des urbains qui, pourtant, s'ingénient à les couler.

Retour distancié et chiffré sur un thème passionnel.

Nous vivons toujours plus nombreux dans les champs

La population française a augmenté de deux tiers entre la fin de seconde guerre mondiale et aujourd’hui. Nous sommes 25 millions de plus qu’au moment du débarquement.

Cette croissance, ainsi que la réduction de la taille des familles, a nécessité la construction de nombreux logements.
L’essentiel de cette urbanisation toujours vivace - maisons individuelles mais aussi immeubles - s’est faite en périphérie des villes et bourgades sur des terrains jusqu’alors cultivés.

L’auteur de ces lignes ne fait pas exception en la matière. J'habite un quartier de la banlieue de Grenoble qui était entièrement agricole 25 ans en arrière.

Lotissement récent à Meylan près de Grenoble.
Sur la droite du cliché, les dernières cultures du quartier.

Céder son outil de travail plus rentable que de trimer

Même avec la forte pression urbaine, les agriculteurs vendent leurs champs plus par intérêt économique que pour faire plaisir à leurs concitoyens en mal de logement.

Les terres cultivables s'échangent actuellement en Isère autour de 0.7 €/m2, avec des minimas pouvant descendre à 0.1 €/m2 et des maximas vers 1.5 €/m2.

Un mètre carré planté en blé fournit, bon an mal an, 750 grammes de céréales, soit, au cours moyen, de l'ordre de 15 centimes d'euros.
Grosso modo, les champs valent quelques années de moisson.
En dehors de la viticulture, de l'horticulture et de la floriculture, toutes les productions agricoles ont des rendements économiques similaires.

À l'autre bout de l'échelle, dans la même région, les terrains constructibles pour des habitations se négocient en moyenne à 120 €/m2, avec des pointes à 200 €/m2, voire même 700 €/m2, dans les zones recherchées des vallées proches de Grenoble.

Le paysan qui vend un terrain pour le transformer en lotissement réalise donc une plus value entre 15 000% et 100 000%.
Lors de la signature chez le notaire, il engrange d'un coup entre 8 et 30 siècles de récoltes.

Ancienne ferme à Meylan.
À droite de l'image, à l'arrière plan, des immeubles de moins de 10 ans.

Notre logement avant notre assiette

Choix personnels, contraintes professionnelles, pesanteurs sociales et imperfections récurrentes du marché immobilier se conjuguent pour nous faire dépenser beaucoup pour notre habitation, son équipement et son entretien.
Un quart de nos sous va à notre sweet home.

De même, éducation, médias et télécommunications ainsi que loisirs en tous genres s'accaparent un cinquième de notre budget.

Même si la bonne chère tient une place de choix dans nos conversations, en pratique notre nourriture est devenue une portion congrue de notre portefeuille, un gros huitième de ce qu'il en sort chaque mois.
Ces montants réduits sont utilisés surtout pour acheter des aliments transformés et assez peu de productions agricoles de base.
Je vous laisse imaginer ce qu'il peut en être dans les pays ne nourissant pas la passion française pour la bouffe et la boisson.

Répartition de la consommation des ménages français en 2015

Le sort des paysans est dans des mains tenant des smartphones et des clefs de maison

Les conséquences pour l'agriculture de ces myriades d'arbitrages individuels sont dramatiques : pression à la baisse sur les prix des denrées et envolée du cours des terrains s'ils cessent d'être cultivés.

Seul un changement significatif et durable de nos habitudes personnelles de consommation permettrait de donner structurellement de l'oxygène au monde paysan.
Au delà de notre sympathie campagnarde de façade, sommes-nous prêts à dépenser moins pour notre gîte et plus pour notre couvert ?
À diminuer nos usages d'écrans ?
À lever le pied sur nos loisirs ?

Si - comme je le pratique - notre réponse collective est majoritairement non, alors nous devons cesser de nous lamenter sur les crises agricoles à répétition dont nous sommes les principaux responsables.

Arbi-tragiquement votre

Références et compléments
Voir aussi les chroniques :
- Cochonou vs éleveurs : dans le cochon tout est bon mais tout n’a pas la même valeur
- J'ai tué la librairie Arthaud de Grenoble

Je remercie les participants, qui se reconnaitront, à une récente discussion enflammée sur l'actuelle crise du lait entre paysans et Lactalis. Ce billet est directement issu de cet échange agité.

Outre les toujours très achalandés Wikipedia et INSEE, les chiffres annoncées dans cette chronique proviennent aussi des sites terrain-construction.com, leparticulier.fr et finances.net.
Pour mieux dégager les tendances, j'ai agrégé en 7 rubriques seulement les chiffres de consommation très détaillés fournis par l'INSEE.

mercredi 12 août 2015

Avons-nous cessé de manger : quelle est notre vraie consommation ?

Nombre d'analyses de la consommation en France se focalisent exclusivement sur les pourcentages.
Leurs auteurs peuvent ainsi nous expliquer doctement que nos dépenses d'alimentation et d'habillement s'écroulent alors que celles consacrées aux télécommunications et aux loisirs explosent.
À les croire, les entreprises de victuailles ou de textile devraient dare-dare se reconvertir dans l'internet ou, à défaut, mettre la clef sous la porte.

La réalité est plus subtile. Je propose que nous l'examinions ensemble.

En 50 ans, notre consommation a doublé

Vers 1960, la génération de mes parents - une fois soustraits impôts et épargne - dépensait en moyenne mensuelle un peu moins de 600 € (valeur 2007) par personne.
Actuellement, nous approchons des 1 200 € par français.
Hors inflation des prix, en moins de deux générations, nous avons multiplié par 2 nos achats.

Dépenses mensuelles de consommation en France en euros constants (valeur 2007) par personne

La bouffe toujours largement en tête

Un quart de notre consommation est consacré à manger, boire et fumer, 300 € mensuels par bouche à nourrir.
En 1960, 210 € suffisaient. À l'époque, cela équivalait à un gros tiers des dépenses des ménages. L'expression "gagner son pain" conservait alors tout son sens.
Un demi-siècle plus tard, nous ne mangeons pas plus mais notre alimentation est devenue plus élaborée et plus diverse.

Avoir un toit nuit gravement à son portefeuille

Juste après le couvert, le gîte est le second adversaire de nos comptes en banque.
Un cinquième de nos dépenses, 220 € par mois et par personne, sert à nous abriter de la pluie et des embruns.
En 1960, s'abriter coûtait 80 € mensuels, mais le confort actuel et d'alors sont-ils comparables ?

De plus en en plus mobiles

Aujourd'hui, comme durant les trente glorieuses, les transports en tous genres constituent le troisième poste de nos dépenses.
Un sixième de nos achats sert nous transbahuter, 200 € par mois et par tête de pipe.
Soit le triple qu'en 1960, l'automobile mais aussi aux transports collectifs nous ont donné la bougeotte.

Habillement et loisirs progressent gentiment

Vers 1960, un français consacrait de l'ordre de 60 € mensuels à chacun de ces deux types de consommations.
Actuellement, ces valeurs ont presque doublé. Pas si mal pour des montants soit-disant en recul !

Télécommunications et informatique arrivent de nulle part

Lorsque la moitié de la France attendait sa ligne téléphonique et l'autre moitié la tonalité, les dépenses de communication se limitaient à l'achat de timbres et de papier à lettre, soit à peine 1 € mensuel par personne.
En 2007, téléphonie mobile, ordinateurs et internet obligent, cette somme s'était envolée à 70 €.
Depuis la progression n'a pas cessé et ne semble pas décidée à stopper.

De plus en plus de services

Santé, éducation, assurances, finances ... toutes ces activités contribuent à trouer notre porte-monnaie de 180 € chaque mois. Deux fois et demi plus qu'en 1960.
Toutes catégories confondues, un petit tiers de nos achats est devenu immatériel.

Toujours plus ?

N'en déplaise aux prophètes grisâtres, malgré les vicissitudes et surtout les inégalités, en moyenne, notre consommation ne cesse de croître.
De toutes les rubriques détaillées suivies par la comptabilité nationale française, une seule a diminué en volume depuis 1960, la réparation des biens de consommation courante. Nous préférons désormais jeter plutôt que de retaper.

Toutefois, certains produits ou services tirent mieux leur épingle du jeu que d'autres. Même avec beaucoup de bonne volonté, il est vraiment difficile de manger deux fois plus, par contre notre soif d'information - au sens étymologique - est potentiellement illimitée.
La stratégie des entreprises doit s'adapter à cette donne.
Ainsi, le secteur agro-alimentaire doit rechercher l'augmentation de la valeur de ses productions alors que télécommunications & informatique ont intérêt, pour l'instant, à être obsédées par les volumes.

Consumériquement votre

Références et compléments
- Voir aussi les chroniques :
- L'idée de cette chronique m'a été soufflée, il y a très longtemps, par le twittonaute @gael2010

- Tous les valeurs proposées dans ce billet sont issues, directement ou après recalcul, du dossier de l'INSEE, l'institut français de statistiques économiques, "la consommation des ménages depuis 50 ans" publié sur la base de données de 2007.
Ce sont, malheureusement, les chiffres détaillés les plus récents que j'ai réussi à dégoter.
Les valeurs sont exprimées, hors inflation, en euros constants de 2007.
Il s'agit de la consommation et non pas des revenus. Impôts, cotisations sociales et épargne viennent s'intercaler entre ces deux agrégats.
La catégorie santé recouvre exclusivement les cotisations aux mutuelles ainsi que les dépenses non remboursées.
Les chiffres ont été arrondis pour faciliter la compréhension.

lundi 3 août 2015

Le monde n'est pas encore foutu, la pizza va le sauver

J'ai passé mon enfance en Picardie à une centaine de kilomètres au nord de Paris. À cette époque - années 1960, début des années 1970 - la pizza y était totalement inconnue.

Ma mère n'en cuisinait jamais et les rares restaurants du village de Ribécourt n'en proposaient pas.
Les surgelés étant à leurs balbutiements, le plat napolitain ne se déclinait pas non plus en version esquimau.
Je n'ai pas de souvenir précis mais je suis presque certain de ne pas avoir mangé de pizza avant, au moins, l'âge de 15 ans.

Pareillement, lorsque je suis venu pour la première fois en Tunisie en 1981, aucune pizzeria n'existait dans la bourgade de Kelibia, pourtant située juste en face de la Sicile et de l'île de Pantelleria.

Depuis lors, notre alimentation s'est mondialisée. La pizza est devenue planétaire.
J'ai personnellement expérimenté, avec des fortunes diverses, cette tarte italienne en Inde, en Egypte, aux USA, à Dubaï et en Chine.
Pizzaïolo est devenu une profession courue tant en France qu'en Tunisie. Les pizzerias sont désormais si nombreuses à Kelibia que je ne sais les dénombrer.
Menu de la pizzeria "La Siciliana" à Kelibia en juillet 2015
Nous avons tellement l'habitude de focaliser sur ce qui va de travers et nous divise que nous oublions, trop souvent, de relever ce qui nous rapproche.
Silencieusement mais irrémédiablement, la pizza - et aussi le yaourt - sont en train d'unir le monde.
Détester quelqu'un qui mange comme soi est un exercice difficile.

Marguerite de Savoie, reine d'Italie, en popularisant la pizza à la fin du dix-neuvième siècle, a contribué, sans le vouloir ni le savoir, à rendre notre Terre plus vivable.
Aussi, l'UNESCO serait bien inspirée en répondant positivement à la demande de 2011 du gouvernement italien qui souhaitait l'inscription de "l'art traditionnel des pizzaiuoli de Naples" au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité.

Margheritalement votre

dimanche 28 décembre 2014

Jeanne d'Arc n'avait pas la peau lisse !

Nous nous représentons les personnages du passé à notre image.
Ainsi, l'ardente Jeanne d'Arc, symbole nationaliste de la France éternelle et revencharde, évoque, pour la plupart d'entre nous, un mélange plutôt affriolant d'héroïnes de cinéma et des jeunes modèles des statues de Compiègne, Orléans, Rouen ou Paris.
Pourtant, si nous nous trouvions, si j'ose dire, nez à nez avec notre glorieuse aînée, nous ne supporterions probablement ni son apparence, ni son odeur.

Au Moyen-Âge et à la Renaissance l'hygiène était inexistante.
Eau et bains étaient réprouvés simultanément par l'Église et la médecine qui y voyaient une source de troubles pour la moralité et l'équilibre des humeurs. Ainsi Paris, ville la plus développée d'Europe, abritait à peine une étuve pour 3 000 habitants.
Vêtements couvrants, été comme hiver, masquaient autant que faire se peut boutons, bubons et autres pustules.

La nourriture n'était ni abondante, ni diversifiée. L'immense majorité de la population se maintenait tout juste au niveau de subsistance. Les carences alimentaires étaient récurrentes, y compris jusque dans la noblesse.
En conséquence, rachitisme et lésions de la peau étaient la norme, ainsi que les dents déchaussées ou cariées.

Dès leur plus jeune âge, les enfants, qu'il était hors de question de scolariser, participaient aux travaux, souvent très physiques, de leur maisonnée. Ce qui entraînait une limitation de leur taille et une recrudescence de difformités.
À tout âge de la vie, le temps que nous qualifions désormais de libre était très limité.

En 1431, Jeanne d'Arc eut finalement bien de la chance d'avoir été alpaguée et exécutée aux alentours de son vingtième anniversaire.
Cette arrestation providentielle lui a permis d'échapper aux grossesses, accouchements et allaitements annuels, avec toutes les conséquences sur sa santé et surtout sa survie.
D'ailleurs l'infâme évêque Cauchon et la perfide justice anglaise n'ont que fort peu raccourci l'existence de la Pucelle d'Orléans. Son espérance de vie à sa naissance n'excédait pas 25 ans.

Bref, la Très Sainte Patronne de la France, à l'instar de la population de son temps, n'aurait, aujourd'hui, franchement pas fière allure.
La récupération d'emblèmes historiques est toujours un exercice risqué.

Nationalo-odoriquement votre

jeudi 8 août 2013

La nourriture est-elle moins chère que sous Louis XV ?

Il est désormais de bon t(h)on de railler et d'exécrer l'agriculture intensive et les industries de la mal bouffe.
Toutefois, si des excès sont indéniables, un regard en arrière devrait nous inciter à ne pas jeter le bébé agro-alimentaire avec l'eau de cuisson.

Pour ce faire, je vous propose de remonter dans l'espace-temps jusque vers 1750, sous le règne du bon roi Louis XV, en Normandie, dans la région de Rouen.
Un ouvrier y gagnait sensiblement une demi livre, la monnaie d'alors, pour une journée de travail de 10 heures, répétée 6 fois par semaine.

L'équivalent d'une baguette de pain, pétri à partir de farines exemptes d'OGM, mais pas toujours d'ergot de seigle, coûtait, suivant l'abondance des récoltes, entre 0,1 et 0,2 livre, soit 2 à 4 heures de travail. La journée de labeur suffisait à peine, au sens propre, à gagner le pain familial.
En 1725, pour cause de pénurie, le kilogramme de pain atteignit, à Rouen, 2 livres, environ 4 jours de travail ouvrier. Les autorités locales furent contraintes de plafonner les prix et de verser des subventions aux meuniers. Les tensions sur les céréales suscitèrent d'ailleurs plus de 8 500 émeutes en France entre 1700 et 1789 et sont une des causes de la révolution.
Aujourd'hui, 5 à 7 minutes de SMIC suffisent pour acheter une baguette, 15 fois moins que sous l'ancien régime.

La viande, garantie sans antibiotiques, était hors de prix. Acquérir un kilo de bœuf, de veau ou de mouton, hauts et bas morceaux confondus, demandait pas moins de deux journées de travail.
Tout, absolument tout, dans une bête était consommé, une pratique somme toute pas si différente de celle des fabricants actuels de lasagnes.
Désormais, le kilo de steak à 20 € représente 3 heures de SMIC, une amélioration d'un facteur 6. La viande hachée industrielle coûte à peu près 5 € du kilo, 50 minutes de salaire minimum, 25 fois moins qu'en 1750.

La volaille suivait de près. Un poulet ou canard, élevés en plein air et sans hormones, s'échangeaient contre un peu plus de 2 jours de salaire.
Aujourd'hui 1.5 heures de SMIC y pourvoient.

Loin des côtes, seules les élites pouvaient s'offrir du poisson : 2 semaines de labeur pour une grosse truite capturée en rivière, une demi-journée maintenant pour un produit de la pisciculture.
Dans ces conditions, on comprend qu'une des revendications principales des États-Généraux de 1789 fut, non pas mariage, mais chasse et pêche pour tous.

Le fromage est la nourriture dont le prix a le moins diminué, à peine une division par 5.
Sous Louis XV, un jour d'ouvrier permettait d'acheter un kilo de fromage non pasteurisé.
En 2013, une portion équivalente de calendos ou de Saint Marcellin est vendue pour 2 heures de salaire minimal.

Un café sucré est devenu, de nos jours, une boisson habituelle. Un kilo d'arabica moulu avoisine 1.5 heures de SMIC et celui de sucre 10 minutes.
L'ouvrier normand du XVIIIème siècle ne devait pas carburer à l'expresso. Il lui fallait travailler respectivement 3 semaines et 2.5 jours pour se payer ces luxueuses denrées.

Bien entendu, les prix de 1750 sont à nuancer car l'auto-production et l'auto-consommation étaient très importantes.
Ils sont, surtout, révélateurs des faibles surplus en nourriture que les campagne généraient. Ce qui, par voie de conséquence, limitaient les populations urbaines et les employés de l'industrie. Dix générations en arrière, nos ancêtres paysans et ouvriers, subissaient disettes et carences alimentaires chroniques.

Toutefois, à partir du milieu du XVIIIème siècle, l'avènement de nouvelles techniques agricoles augmenta les rendements et donc libéra, petit à petit, des bras qui s'embauchèrent dans les usines de la révolution industrielle.
L'essor de notre alimentation et de notre niveau de vie étaient en marche.

Agro-industriellement votre

Références et compléments
Dans la même veine, sur l'évolution des prix et des coûts au fil du temps, voir aussi les chroniques :

Les données anciennes proviennent du livre "Salaires et revenus dans la généralité de Rouen au 18ème siècle comparés avec les dépenses" publié en 1886 par A. Lefort et reproduit sur le site archive.org.

L'idée de comparer les prix dans la longue durée à des temps salariaux est inspirée du livre de Jean Fourastié & Béatrice Bazil "Pourquoi les prix baissent ?" (Editions Hachette 1984).