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mardi 8 septembre 2015

Toi le djihadiste ! - Facétie musicale et terroriste

Le chanteur désormais dégagé Maxime Le Forestier, s'il avait conservé la barbe et les indignations de ses 20 ans, reprendrait sa plume pour nous livrer une mouture actualisée de son "parachutiste".
En toute immodestie, j'ai pris sur moi de suppléer la panne d'inspiration du barde devenu glabre.

Tu avais juste dix-huit ans
Quand on t'a mis une barbe forte
Quand on t'a dit : "Rentre dedans
Tout c'qui te heurte"
C'est pas exprès qu' t'étais fasciste,
Toi l'djhadiste.

Alors au coeur des attentats
S'est formée ton intelligence.
Tu sais qu'il n'y a ici-bas
Que deux engeances :
Les impies et les djihadistes,
Toi l'djhadiste

Puis on t'a donné des galons,
Héros de toutes les horreurs
Pour toutes les bonnes actions
Où tu fais peur
Tu fusillais quelques touristes
Toi l'djhadiste.

Alors sont venus les honneurs,
Les télévisions, les journaux
Pour chaque balle au fond d'un coeur,
Ou coup d'couteau
Pour chaque point noir sur ta liste,
Toi l'djhadiste

Mais, malheureusement pour toi,
Bientôt se finira ta guerre :
Plus de tueries, plus de combats.
Que vas-tu faire ?
C'est fini les obscurantistes,
Toi l'djhadiste.

C'est pire que d'être collé au trou
Subir des femmes qui savent lire
Surtout qu't'as appris avec nous
Ce que veut dire
Le superbe mot "pluraliste"
Toi l'djhadiste.

Mais si t'es vraiment trop gêné
De ne plus faire de sacrifice
Tu peux toujours te suicider
Dans l'train Thalys
On y cogne l'fondamentaliste !
Toi l'djhadiste.

Parachutistement votre

Références et compléments
- Version originale de la chanson "parachutiste" de Maxime Le Forestier enregistrée en 1972

samedi 18 octobre 2014

Molière chez Ennadha : le malade islamistaginaire

Si le regretté Molière était encore parmi nous, les islamistes auraient, presque à coup sur, une place de choix parmi ses têtes, si j'ose dire, de turc.
L'obsession de ces nouveaux Tartuffe pour les poils et cheveux - que les unes devraient voiler et les autres arborer de manière horticole - pourrait lui inspirer une version remaniée du Malade Imaginaire.

Le grand maître du théâtre français refusant obstinément de se réincarner ou de ressusciter, j'ai, très immodestement, glissé mon clavier dans le sillage de sa plume.

VOILETTE
Qui vous guide ?

BARBAN
Monsieur Akoibon.

VOILETTE
Cet homme là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands savants.
Que vous conseille-t-il ?

BARBAN
Il me dit de respecter autrui et d’autres me disent de ne point faire le mal.

VOILETTE
Ce sont tous des ignorants. C'est le pileux qui doit guider votre conduite.

BARBAN
Le pileux ?

VOILETTE
Oui.
De quoi est fait votre quotidien ?

BARBAN
Je sens de temps en temps des douleurs de tête.

VOILETTE
Justement, le pileux !
Une barbe adéquate est un excellent rempart contre les névralgies.

BARBAN
Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux et que mon épouse en a un sur la tête.

VOILETTE
Justement le pileux !

BARBAN
J'ai quelquefois des peines de coeur.

VOILETTE
Le pileux.
Couvrir les objets de vos désirs, vous éviterait bien des tracas.

BARBAN
Je sens parfois la lassitude me gagner.

VOILETTE
Le pileux.

BARBAN
Et quelquefois il me prend des chatouillements dans le bas-ventre.

VOILETTE
Le pileux.
Vous avez appétit à ce que vous mangez ?

BARBAN
Oui, monsieur.

VOILETTE
Le pileux.
Vous aimez à boire un peu de vin ?

BARBAN
Euh… oui, monsieur.

VOILETTE
Nous seulement vous ne maîtrisez pas le pileux mais vous m'apparaissez n'être pas assez pieux.

BARBAN
Pourtant, j'y vais faire un petit sommeil après le repas !

VOILETTE
Seul ?

BARBAN
Euh… non, monsieur… avec mon épouse.

VOILETTE
La maîtrise stricte du pileux pourrait vous éviter cela.
Le pileux, le pileux, vous dis-je !

Poiliquement votre

Références et compléments
- Facétie très (trop ?) librement inspirée du dialogue entre Toinette et Argan de la scène 10 de l'acte III du Malade Imaginaire de Molière.
- Voir aussi la chronique “Le Malade Twimaginaire - Molière 2.0”.