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dimanche 24 août 2014

Islamistes encore un petit effort alimentaire !

Je profite du 442ème anniversaire du massacre de la Saint Barthélémy - désormais journée internationale de l'intransigeance religieuse - pour prêter assistance aux islamistes, valeurs montantes sur le marché de la religiosité ostensible.

Les sociétés musulmanes, depuis une quarantaine d'années, voient monter une pratique religieuse rigoureuse de la foi islamique, normée dans les moindres détails, appelée islamisme par facilité.
Un de ses moteurs est de retrouver la pureté des origines, c'est à dire de la péninsule arabique du VIIème siècle.
Cette envie de retour aux sources est louable et mérite d'être encouragée à sa juste valeur.

Aussi, dans un souci d'entraide fraternelle, voici une liste d'éléments à bannir au plus vite du quotidien, puisqu'ils ont été introduits en Europe, en Méditerranée et au Moyen-Orient par l'entremise des conquistadors chrétiens qui, après 1492, dans le sillage de Christophe Colomb, ont colonisé l'Amérique.
  • La sauge.
  • Les ananas.
  • Tous les objets à base de caoutchouc ou de latex naturels, issus de l'hévéa, à commencer par les pneumatiques, les tétines de biberon ainsi que les préservatifs.
  • La dinde et sa célèbre escalope.
  • La vanille et, bien entendu, les glaces, yaourts et eaux de toilette qu'elle parfume.
  • Le tabac.
  • Le maïs, y compris sa variante grillée au bord des routes tunisiennes.
  • Le cacao et tous ses dérivés chocolatés.
  • Les incontournables de l'apéritif : cacahuètes, noix de cajou, noix de pécan.
  • Les vêtements en coton.
    Toutefois, le polyester et l'élasthanne, lorsqu'ils sont fabriqués à partir de pétrole saoudien, sont, à l'inverse, expressément recommandés. 
  • Courges, citrouilles et potirons, sans oublier, pour faire bonne mesure, les courgettes.
  • Le tournesol, son huile, sa margarine et, par voie de conséquence, les albums de Tintin.
  • Le cochon dit d'Inde.
  • Les fraises.
  • Les piliers de la cuisine maghrébine : tomates, pommes de terre, piments et poivrons.
Dans la même veine, il est hautement souhaitable de couper dare-dare les eucalyptus qui ombragent routes et rues de Tunisie. Ils sont le produit de l'occupation britannique de l'Australie aux XVIIIème et XIXème siècles.

Il est aussi impératif de bannir le croissant.
Selon des légendes apocryphes, mais néanmoins significatives, cette sournoise viennoiserie aurait été créée par les autrichiens et les hongrois afin de célébrer aux XVIème et XVIIème siècles leurs victoires sur les turcs, en se moquant et en profanant les emblèmes religieux ottomans.

Il pourrait être aussi prudent de supprimer le couscous.
Les historiens ne sont pas tous d'accord à son sujet mais, selon toute vraisemblance, ce serait un plat nord-africain d'origine berbère, connu en Europe dès le Moyen-Age.

Quant à la pizza ...

Chehia tahiba / Bon appétit

Colombiquement votre

Références et compléments
- Chronique très librement inspirée du générique de fin du film Z de Costa-Gavras.
- Voir aussi la chronique “l'islamisme ne vient pas du sous-développement”.
- Articles Wikipedia sur l'échange colombienle croissant et le massacre de la Saint Barthélemy du 24 août 1572.

samedi 29 décembre 2012

Le 1er janvier a été inventé en Isère

Le Patrimoine de l'Humanité est une superbe mosaïque à laquelle chaque terroir a collaboré avec son génie propre.
Beaucoup de ces contributions sont réputées. Ainsi, la bonne ville de Plzeň en République Tchèque nous a transmis la bière éponyme et les libations qui vont avec. De même, la Croatie nous a fourni la cravate tout aussi éponyme qui enserre nos cous avant les réjouissances susmentionnées.

Par contre, l'œuvre du département français de l'Isère est injustement méconnue. Il s'agit pourtant du 1er janvier, jour de l'an et mère de toutes les fêtes carillonnées.

Jusqu'au milieu du XVIème siècle, il y avait autant de jours de l'an que de bourgades. Chaque communauté avait sa tradition, démarrait l'année quand bon lui semblait et la numérotait à sa guise. Par exemple, à Lyon, nouvel an et Noël étaient groupés alors que, 30 kilomètres plus au sud, à Vienne, le millésime changeait le 25 mars.
En 1564, le roi Charles IX, alors âgé de 14 ans, entreprit un Tour de France sous la houlette de sa terrible mère Marie de Médicis afin de se montrer à ses sujets et d'établir le calme entre surexcités catholiques et protestants.
La pagaille ambiante entama le moral du jeune souverain. Impuissant à résorber les déchirures religieuses, il décida de réglementer une des rares choses en son pouvoir, le calendrier. Alors qu'il séjournait dans la sympathique localité de Roussillon au nord-ouest du département de l'Isère, Charles IX trancha dans le vif en décrétant dans un édit que l'année débuterait, dans tout son royaume, le 1er janvier, jour anniversaire de la circoncision de Jésus-Christ.

Le reste de l'histoire possède quelques résonances contemporaines.
L'administration française, toujours à la pointe du progrès, prit son temps pour appliquer la royale décision. Promulgué à Roussillon le 9 août 1564, l'édit éponyme ne fut effectif qu'en 1567.
En 1622, cette belle invention hexagonale prit une portée universelle lorsque le pape Grégoire XV, soucieux de complaire au patron de sa fille aînée, généralisa au monde catholique l'usage du 1er janvier comme jour de l'an.
Charles IX termina moins favorablement son règne qu'il ne l'avait commencé. Il est, pour la postérité, le monarque catholique qui, le 24 août 1572, jour de la Saint Barthélémy, expédia ad patres de nombreux protestants rassemblés pour le mariage théoriquement réconciliateur entre sa sœur Marguerite de Valois et le futur Henri IV.

Il n'empêche ! Le département de l'Isère est le territoire où le rythme actuel et mondial des années a été inventé.
Aussi, j'exhorte André Vallini, président du conseil général isérois, à défaut d'une inscription de Roussillon sur la liste de l'UNESCO, de contacter d'urgence Rachel Mazuir, son homologue de l'Ain afin de procéder à un échange de numérotation.
Grâce à Charles IX, il est historiquement logique que Grenoble soit le chef-lieu du département n°1 alors que Bourg en Bresse peut parfaitement se contenter de la place n°38, vu la faible contribution de l'Ain à l'Héritage de l'Humanité.

Calendairo-isèriquement votre

Références et compléments
- Sur la barbarie des guerres de religion en France au XVIème siècle, lire aussi la chronique "Le Baron des Adrets, salafiste dauphinois".

- Les lecteurs de ce blog qui souhaiteraient motiver André Vallini, président du conseil général de l'Isère, à procéder, de concert avec Rachel Mazuir son homologue de l'Ain, à la permutation de la numérotation départementale ne peuvent, hélas, joindre cet élu du peuple par mail.
Ils doivent soit se rabattre sur un très anonyme formulaire de contact, soit téléphoner au 04 76 00 38 38 (numéro qui devrait devenir prochainement le 04 76 01 01 01).
Rachel Mazuir n'est pas plus joignable à titre de président du conseil général de l'Ain. Il peut toutefois être contacté par mail comme sénateur à l'adresse r.mazuir@senat.fr. Le cumul des mandats a parfois du bon ...

- Éponyme est un adjectif qui signifie donner son nom à quelque chose ou à quelqu'un. Il dérive d'un vocable grec signifiant attribué comme surnom.

- Pour aller plus loin : les articles Wikipedia sur le jour de l'an en France, l'édit de Roussillon de 1564, le roi Charles IX et le massacre de la Saint Barthélémy en 1572 sans oublier le site du Patrimoine Mondial de l'Humanité / World Heritage de l'UNESCO ainsi que celui de la commune de Roussillon en Dauphiné (Isère).
A noter, d'ailleurs, que la place de l'hôtel de ville de Roussillon en Dauphiné se nomme place de l'édit. Un fac-similé de l'édit créateur du 1er janvier orne la page d'accueil du site communal.