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jeudi 10 janvier 2013

Union nationale pour tous

La crise qui a resurgi en 2008 a eu effet délétère sur la société française, désormais très fragmentée et tiraillée.
Trois exemples de ces déchirures du tissu social :

- Lors du dernier trimestre 2012,  chaque jour ouvrable, 6 000 nouveaux chômeurs sont venu gonfler les rangs déjà fournis de Pôle Emploi.

- Un français sur sept, presque 9 millions de personnes, vit sous le seuil officiel de pauvreté, c'est à dire avec moins de 960 € par mois.

- Annuellement, 18 000 enfants, un chaque 30 minutes, sont victimes de violences ou de mauvais traitements. Dans un cas sur trois, il s'agit d'actes de nature sexuelle.

Fort heureusement, l'embellie est en vue !
Depuis l'automne de l'an dernier, l'union est désormais au centre du débat public. Médias, leaders d'opinion et réseaux sociaux partagent presque tous le même diagnostic : l'heure est au "pour tous".
A tel point que, dimanche prochain 13 janvier, une grande manifestation "pour tous" devrait regrouper à Paris plusieurs centaines de milliers de personnes. Le sursaut citoyen semble enfin en marche. Des cohortes de français de tous ages, régions et opinions vont battre le pavé main dans la main pour revendiquer une justice sociale plus affirmée et une croissance vigoureuse.
Une autre grande manifestation "pour tous" est prévue le 27 janvier pour enfoncer le clou une seconde fois.
Ce réveil des consciences de tous bords redonne confiance et laisse entrevoir la résolution de multiples problèmes économiques et sociaux qui accablent notre bel Hexagone ...

Unioniquement votre

Post Scriptum
Je remémore aux (très rares) lecteurs qui auraient oublié la chronique de novembre 2012 intitulée "Mariage pour tous, pour beaucoup, pour quelques uns ?", qu'une fois la loi votée, le nombre d'homosexuels mariés chaque année en France ne devrait pas excéder 2 à 3 jours d'inscriptions au chômage.
Même en incluant la procréation assistée, les enfants "issus" de ces unions légalisées par Monsieur le Maire de personnes de même sexe seraient annuellement quelques centaines, éventuellement un gros millier. En 2011, 827 000 naissances ont eu lieu en France, dont plus de la moitié hors mariage.

Références et compléments
- Voir aussi la chronique "Quand sondage rime avec bidonnage - Déchiffrage statistique pour tous"
- Les sources des chiffres cités sont :
. Le chômage en France à fin novembre 2012 (statistiques de Pôle Emploi)
. Nombre de personnes pauvres en France (statistiques de l'INSEE)
. Crimes et délits constatés par départements en France en 2011 de l'ONDRP (statistiques de l'Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales)
. Evolution des naissances, de la natalité et de la part des naissances hors mariage en France (statistiques de l'INSEE)

lundi 2 juillet 2012

Bosnie, Bâmiyân, Tombouctou ...


Outre leurs cortèges terribles de morts et de blessés, les guerre civiles menées au nom d'un "isme" – national-isme, islam-isme, commun-isme – génèrent des viols à grande échelle et la destruction systématique du patrimoine religieux et culturel.
Depuis les années 1970, des brutes, à poil généralement long, ont rasé sanctuaires zoroastriens en Iran ; pagodes et musées au Cambodge ; églises, monastères, mosquées et synagogues dans l'ex-Yougoslavie ; Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan et, depuis la semaine dernière, mausolées musulmans de Tombouctou.

Les tenants des "ismes" ont en commun de démontrer leur supériorité immanente en déniant toute humanité, voire même toute existence, à ceux qu'il se sont choisis comme adversaires.
Quoi de plus efficace qu'un viol pour déshumaniser ?
Quoi de plus spectaculaire qu'une profanation pour dévaloriser une foi ?

A court terme, cette barbarie traumatise et démoralise les malheureux qui se retrouvent sous le joug d'un "isme". Meurtres, emprisonnements, viols et destructions déstructurent une société et permettent sa sujétion.
Mais à plus longue échéance, cette violence acharnée contre les populations, leurs cultures et leurs religions est, paradoxalement, un ferment formidable d'espoir et de résistance.
En effet, les types – ce sont rarement des femmes – qui violent et saccagent pour défendre leurs idées prouvent que celles-ci sont sacrément faiblardes, sinon ils argumenteraient ! Dans la durée, c'est plus efficace et nettement moins éreintant.
L'immense force des démocraties – qui, jusqu'ici, ont surmonté tous les "ismes" – c'est de civiliser les conflits en institutionnalisant rhétorique et dialectique.
Si je suis convaincu que mes pensées sont excellentes et méritent d'être appliquées, je vais devoir les charpenter et les présenter de façon convaincante. Ceux que mes propositions hérisseraient, à leur tour, seront forcés de structurer une réfutation étayée.
Ce processus, malgré ses mutations génétiques et ses imperfections, est incroyablement sélectif. Seules les meilleures idées survivent !

Les bachi-bouzouks iconoclastes qui se sont emparés du Nord Mali croient défendre leur version de la religion en montrant au monde leur capacité à déglinguer de vieux murs en terre crue et à fouetter mères célibataires et buveurs d'alcool.
Les dommages qu'ils infligent aux habitants et au patrimoine sont irréparables mais leur triomphe durera moins longtemps que les mausolées qu'il mettent à bas.
Leur dénomination – Ansar Dine – ne doit rien à une foi ancestrale et respectable. Cette appellation provient du poisson qui lui est proche phonétiquement : des êtres sans têtes qui s'obligent vivre confinés dans un univers stérile et gluant par peur du grand large et de l'air libre ...

No pasaran !

Compléments
- Sur ce même thème des "ismes", de la barbarie et de la résistance, les chroniques "Bras croisés ou salut nazi ?" et "Barbus des ténèbres ou barbus du boson ?".