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lundi 10 novembre 2014

Les innovations réussies ne sont presque jamais technologiques

Les innovations, que beaucoup appellent de leurs vœux pour relancer l’économie ou améliorer société et modes de vie, sont souvent perçues comme synonymes d'avancées technologiques.

Pourtant les succès commerciaux sont rarement le fruit de percées techniques. La plupart du temps, il s'agit de cocktails originaux d'éléments préexistants.

Pour tenter de vous en convaincre, examinons ensemble quelques cas emblématiques des quarante dernières années.

Gel douche
Jusqu'à la fin des années 1970, les détergents pour l'hygiène corporelle étaient exclusivement solides.
Lors de la décennie suivante, ce marché, actuellement trois fois plus vaste que celui des smartphones, a subi un cataclysme. Marketing et usage nous ont conduit à plébisciter l'amollissement généralisé des savonnettes.
Désormais on passe plus souvent des savons dans les commissariats que dans les rayons des hypermarchés.
Je suppose que fabriquer du gel douche ou du savon n'est guère différent sur le plan strictement physico-chimique. De toute éternité, les savonniers ont su régler la mollesse de leurs produits.
Tout s'est joué dans nos têtes et nos salles de bain, pas dans des laboratoires.
Collectivement, nous avons choisi l'achat de produits plus volumineux et souvent plus chers.
Les entreprises qui ont su incorporer de l'eau à leur savon pour le rendre gluant, ont prospéré. Celles restées exclusivement accrochées à leurs produits compacts ont disparu avec l'eau du bain.

Ronds-points routiers
Les carrefours circulaires avec priorité au véhicule engagé, populaires en Angleterre depuis les années 1920, sont apparus en France sensiblement au moment où le gel douche remportait sa victoire sur le savon. Il s'agit de la trace la plus durable du premier septennat de François Mitterrand.
Auparavant, les ronds-points étaient rares et favorisaient le nouvel arrivant, comme sur la place de l'Étoile à Paris.
Lorsque j'ai passé le permis de conduire en 1981, l'agglomération de Grenoble n'était dotée que d'un seul de ces carrefours dont l'utilité principale était de satisfaire le sadisme des inspecteurs.
La vogue de l'époque était l'intersection dotée de feux tricolores sophistiqués, modulant  leur tempo en fonction des flux de voitures, par l'entremise de microprocesseurs alors balbutiants et de boucles de mesure noyées dans le sol.
Les ronds-points ont chahuté le business des luminaires programmables. Une innovation exclusivement basse technologie aux ingrédients au moins aussi vieux que l'automobile - un tracé circulaire, des bordures de trottoir, un peu de macadam et quelques panneaux triangulaires - a durablement plombé la croissance prometteuse de systèmes nettement plus élaborés.
Les élus locaux et les entreprises de travaux publics n'ont pas vraiment la transparence chevillée au corps aussi l'impact économique des ronds-points est difficile à évaluer. Selon toute vraisemblance, le chiffre d'affaire annuel des intersections circulaires est 2 à 5 fois plus fort que celui des smartphones.

Ventes en ligne de voyages
Comme dirait le poète, guichets et agences de voyage n'en finissent pas de mourir.
Désormais, pour se rendre à Carcassonne ou à Kuala Lumpur, plus d'une fois sur deux, c'est sur le web que nous dégottons le précieux sésame nous permettant d'embarquer dans un train ou un avion. Les ventes de tourisme sur internet sont comparables aux ventes de smartphones.
Pourtant les commerçants en ligne n'ont pas inventé internet, loin s'en faut. Les premiers voyagistes virtuels sont apparus plusieurs années après la naissance de toile, au départ pour solder les invendus des circuits traditionnels de commercialisation.
Les agences de voyage avaient depuis les années 1970 accès à des services informatiques à distance - on disait alors télématiques - de réservation. Au détour de l'an 2000, le web a rendu possible leur usage par un public non professionnel, à toute heure et en tout lieu.
Là encore, le mariage, par des innovateurs concentrés sur les clients et les usages, de technologies déjà existantes a bouleversé une activité centenaire.

iPhone
Cet emblème de la high-tech est un splendide cocktail.
Lorsqu'en 2007, Steve Jobs lançait son premier iPhone, toutes les technologies existaient déjà et étaient de longue date employées par ses compétiteurs : communications radio, codages et décodages du son ou du signal téléphonique, processeurs, mémoires, logiciels en tous genres, écrans tactiles, batteries, hauts-parleurs, microphones, sans oublier la vente par correspondance sur le web évoquée ci-dessus.
Ce qu'a réussi Apple avec l'iPhone et qui, par voie de conséquence, a précipité la chute des fabricants historiques de téléphones mobiles comme Nokia, est un mélange inédit de ces différents éléments.
Ainsi l'écran tactile couplé à un clavier virtuel permet de disposer d'un affichage sur toute la surface du téléphone.
De même, la firme au logo fruité réalise une part importante de son chiffre d'affaire et de sa marge en revendant, à distance, des applications installables sur ses engins développées par d'autres.
L'entreprise de Cupertino, en se concentrant sur le design, l'usage et l'image s'est construit une position enviable, alors que ses concurrents focalisés sur les technologies ont définitivement perdu pied.

Ces quatre exemples, qu'une multitude d'autres pourrait compléter, doivent nous conduire à réfléchir sur les politiques de promotion de l'innovation menées par les entreprises et l'état.
Ainsi, le soutien public très fort en France à la R&D technologique, par l'entremise, notamment, du crédit d'impôt recherche, est discutable. Un coup de pouce pour développer stratégie, marketing et design serait probablement plus efficace.
Amazon, Apple, eBay, Facebook, Google, Microsoft, Oracle, Twitter, pour ne citer qu'eux, dominent l'internet mondial. Ils ne sont pourtant à l'origine directe d'aucune nouvelle technologie, ils n'ont bénéficié d'aucune subvention et une forte part des logiciels qu'ils emploient sont libres, c'est à dire à la disposition de chacun.

Innovatiquement votre

Références et compléments
- Voir aussi la chronique "Automobilistes préférez-vous les carrefours libéraux ou administrés ?"
- Tous mes remerciements à Mehdi et aux étudiants du Master IMN de Grenoble. Les échanges avec eux sont particulièrement vivifiants.

dimanche 24 novembre 2013

Les musées nouveaux terrains de chasse

Récemment, à Amsterdam, en bon touriste, je me suis rendu au musée Van Gogh puis au Rijksmuseum.
Comme désormais dans beaucoup de grandes institutions, la photographie y est autorisée, à la condition expresse de ne pas utiliser de flash.

Les visiteurs, votre serviteur inclus, s'en donnent à cœur joie.
Les chefs d'œuvre sont l'objet d'un mitraillage en règle qui n'aurait pas déplu au regretté général Nivelle. Tout un chacun extrait de sa poche son téléphone et canarde à qui mieux mieux "la laitière", "le moulin près de Wijk bij Duurstede" ou "le champ de blé aux corbeaux".
Dans les musées, les tablettes sont devenues plus nombreuses que les tableaux.

Les motivations de cette frénésie photographique sont étranges.
Des reproductions excellentes et de très grand format des œuvres exposées sont gratuitement et aisément accessibles sur internet.
A l'inverse, les clichés obtenus sans éclairage d'appoint avec des optiques bas de gamme sont d'une piètre qualité. Des têtes de visiteurs s'interposent souvent devant le tableau. De surcroît, flou et rendu incertain des teintes pénalisent le rendu.
Grâce à Apple ou Samsung, la "ronde de nuit" doit dorénavant plus à un David Hamilton qui se serait réfugié au monastère de la Grande Chartreuse qu'à l'École Flamande.
Impression sur fond de ronde de nuit de Rembrandt d'après David Hamilton & Steve Jobs
En fait, cette nouvelle manie nous fait renouer avec nos instincts les plus ancestraux.
Depuis la nuit des temps, les chasseurs, pour prouver, à eux-mêmes mais surtout au reste de la collectivité, leur savoir-faire et leur vaillance, ont exposé et arboré les trophées des bêtes qu'ils abattaient.
Aujourd'hui, comme notre pitance est assurée par le complexe agro-alimentaire, battues et safaris se sont transformées en activités folkloriques pour personnes en mal de sensations guerrières.
Les smartphones permettent aux autres, très paisiblement, sans permis ni limitation, de capturer leur quotidien et d'en faire profiter illico leur entourage, voire la planète entière.

Adieu bois de cerf, fourrures d'ours et autres cornes d'auroch !
Notre tableau de chasse immatériel s'apprécie en images. Une "laitière" de Vermeer équivaut à un dix-cors et un Van Gogh à une double descente de lit en vraie peau de tigre ...
La laitière, oeuvre conjointe de Johannes Vermeer & Samsung
Ceci n'est pas un Van Gogh
Picturalement votre

Références et compléments
- Photographies réalisées par mes soins avec l'aide d'Apple, les 31 octobre et 2 novembre 2013 au musée Van Gogh et au Rijksmuseum d'Amsterdam.
- Le tweet reproduit au sein de la chronique est authentique. Il a été directement posté depuis le musée Van Gogh d'Amsterdam grâce au réseau wifi mis gratuitement et librement à disposition des visiteurs.
  

mercredi 22 août 2012

Chevaux, acier, journaux, disques, livres … à qui le tour ?

La récente sortie de Pierre Lescure, porte-parole désigné par le gouvernement du lobby du show business, « on ne peut pas partir à vau-l'eau et tout consommer gratuit sur internet » procède d’une formidable erreur de perspective.

Le téléchargement et le partage de musiques ou de vidéos est tout, sauf gratuit.
Jusqu’à plus ample informé, ordinateurs, smartphones et abonnements internet sont rarement donnés à titre gracieux. Annuellement, chacun d’entre nous consacre quelques centaines d’euros pour être connecté sur la toile. Ces sommes ne sont pas, ou plus, consacrées à l’achat de disques ou de DVD.
L’essentiel de ce pactole profite aux entreprises dites de « la nouvelle économie ».
Intel, Microsoft, Apple, Google, Free, Orange et quelques autres ont littéralement capturé le chiffre d’affaire d’Universal Music et consorts. Un peu comme si les imprimeurs s’étaient subrepticement emparés de la marge des éditeurs et des libraires.

L’histoire économique regorge de tels glissements de valeur qui, souvent, se terminent par la mort de l’industrie ancienne trop crispée sur son existant.
Trois exemples auxquels nous pensons rarement tellement ils ont pénétré notre quotidien.

La véhicules « auto »-mobiles sont presque venus à bout de leurs concurrents hippomobiles alors que les canassons ont pourtant assuré les déplacements de l’Humanité durant neuf millénaires.

Les fabricants de matières plastiques, à partir de la fin des années 1950, ont fait un tort considérable aux sidérurgistes dont nombre d’usines ont du fermer.
A l’époque de « Lorraine cœur d’acier », je n’ai pas le souvenir que des chanteurs ou des comédiens aient proposé de taxer le plastoc pour maintenir les métallos au boulot.

Dans le domaine « culturel », à partir de l’entre-deux-guerres, la radio puis, plus tard, la télévision ont fourni massivement et « gratuitement » du divertissement et des informations. Ce bouleversement a transformé les chanteurs de rue en espèce en péril et fait fondre comme neige au soleil les effectifs des salles de cinéma et des journaux.

Quelle différence entre ces trois précédents et le téléchargement sur internet aujourd’hui ?

L’establishment français de la « Culture », au lieu de s’adapter à vive allure, tente désespérément de retarder l’échéance avec des gadgets fiscalement coûteux comme l’Hadopi ou la mission de Pierre Lescure. Un château de sable n’a pourtant jamais empêché la mer de monter.
Cette attitude rétrograde dirigera, dans un futur très proche, les retombées économiques du divertissement et de la création artistique vers les héritiers de Steve Jobs plutôt que vers ceux de Charles Cros et de Thomas Edison.

Numériquement votre

Références et compléments
- Sur le même thème, mon appel à François Hollande pour qu'il gracie le premier condamné d'Hadopi
- Article de 01net du 21 août 2012 relatant les récents propos de Pierre Lescure dont est extrait la citation entre guillemets en début de chronique.

samedi 9 juin 2012

e-Panthéon 2.0

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.
Georges Brassens - Supplique pour être enterré sur la plage de Sète

La "crise d'une ampleur inégalée" dans laquelle nous nous débattons depuis quatre ans, au delà des turbulences économiques qui nous frappent de plein fouet, est révélatrice de profonds bouleversements techniques et sociétaux.
L'univers issu des révolutions industrielles "hard" du charbon, de la vapeur, de l'acier, du moteur à explosion et de l'électricité reflue sous nos yeux tandis qu'un nouveau monde "soft" émerge autour des technologies de l'information et des télécommunications.

La plupart des célébrités du passé ne survivront pas à ce changement radical. Je propose donc de vider illico presto le Panthéon physique du Quartier Latin de Paris de ses franchouillardes "cendres de conséquence" et de le convertir en cyber-café.
Dans le même temps, un e-Panthéon 2.0 virtuel serait mis en ligne dans lequel figureraient les personnalités internationales, vivantes ou décédées, ayant contribué de façon décisive aux évolutions en cours.

Voici une première livraison de dix heureux élus à l'e-Panthéon 2.0 :

- Sadi Carnot (Nicolas Léonard Sadi Carnot)
Ce physicien français formula dans les années 1820 les principales lois de la thermodynamique.
Ses travaux montraient l'impossibilité de créer ex nihilo de l'énergie ainsi que la limitation des rendements. Ils laissaient aussi entrevoir l'augmentation irrépressible de l'entropie, c'est à dire du bordel ambiant. Alors que la Révolution Industrielle battait son plein, Sadi Carnot annonçait déjà sa fin.

- Joseph Schumpeter
Economiste austro-apatride, Schumpeter, durant la crise des années 1920 et 1930, battit en brèche les théories économiques libérales, marxistes et keynésiennes.
Pour lui, le coeur de l'activité économique est l'innovation qu'il qualifie de destruction créatrice. Il a aussi mis en avant que le profit n'était pas le seul mobile de l'entrepreneur-innovateur mais aussi la volonté de puissance, le goût sportif de la victoire ou l'envie de créer.

- Alan Turing
Ce mathématicien britannique est le père conceptuel de l'ordinateur. Ses recherches fondamentales et ses travaux sur le décryptage des codes durant la seconde guerre mondiale ont jeté les bases de l'informatique.
Persécuté pour son homosexualité, Alan Turing s'est suicidé en 1954 à 42 ans alors que sa production scientifique était à son zénith.

- Claude Shannon
Si Turing a formalisé la notion de calcul et d'algorithme, l'ingénieur américain Claude Shannon a élaboré la théorie de l'information. Nous lui devons le bit et l'octet et toutes leurs conséquences.
Comble de l'ironie grinçante, ce grand créatif, amateur de paradoxes, a été lourdement frappé à la fin de sa vie par la maladie d'Alzheimer.

- John von Neumann (János Neumann de Margitta)
Mathématicien et physicien, esprit éclectique, cet américano-hongrois - malgré ses nombreux défauts : coureur de jupons, anticommuniste viscéral, promoteur actif de l'arme atomique ... - a  été décisif dans la création de l'architecture des ordinateurs toujours employée aujourd'hui.

- Steve Jobs & Bill Gates
A l'instar du pneu, créé par Goodyear mais popularisé par Dunlop et les frères Michelin, l'informatique de Turing, Shannon et von Neumann est véritablement devenue universelle grâce aux deux binoclards d'Apple et de Microsoft.
Si le "gentil" Steve Jobs a rendu les ordinateurs utilisables par tout un chacun, son "vilain" compère Bill Gates en a fait un véritable produit de masse.

- Linus Torvalds
Ce finlandais suédophone - difficile de faire plus minoritaire à l'échelle planétaire - a rendu public et libre le logiciel Linux qu'il a créé. Cette action d'apparence anodine a révolutionné la propriété intellectuelle. Les licences libres et le "copyleft" concurrencent désormais les brevets et le copyright.

- Taiichi Ono & Shigeo Shingo
Ces deux ingénieurs japonais ont mis en place le Toyota Production System (TPS), plus connu dans nos contrées sous le vocable de lean manufacturing (littéralement production maigre). Cette organisation industrielle frugale, aux antipodes du taylorisme, s'efforce d'économiser toutes les ressources nécessaires à une fabrication et d'éliminer toutes les causes de gâchis (muda en japonais). Née dans les ateliers, cette école de pensée s'intéresse désormais aux bureaux et aux systèmes tertiaires.

Le principal avantage de ce virtuel e-Panthéon 2.0 est d'être totalement subjectif et versatile.
Une célébrité ne vous plait plus, désinstallez la ! Un vénérable ancêtre vous tape dans l'oeil, recopiez le !
Je vous invite, par l'entremise des commentaires ci-dessous, à faire preuve de destruction créatrice dans cette liste de talents 2.0.

Glorio-virtuellement votre

Références et compléments

jeudi 24 novembre 2011

Visions politiques - Chronique franco-tunisienne


Depuis le 5 octobre 2011, un quart de l'humanité est orphelin d'un représentant emblématique. L'arrivée imminente de Moncef Marzouki à la présidence de la république tunisienne devrait combler ce trou béant.

Le décès de Steve Jobs a laissé les myopes de la planète sans icône. L'ami des pommes avait choisi d'arborer fièrement ses lunettes, sans chercher à les escamoter à l'aide de lentilles ou de chirurgie au laser. Il avait ainsi revitalisé le poste d'ambassadeur universel des binoclards, vacant depuis l'assassinat en 1948 du Mahatma Gandhi.

Cette fois, le délai de carence aura duré moins de deux mois. Les accords politiques, fruits des élections en Tunisie, ont amené sur le devant de la scène une vraie taupe, fière de l'être. La grande tribu des bigleux a retrouvé un leader à sa mesure. Pour preuve, le symbole de son parti sur les bulletins électoraux était une paire de bésicles.

La France, régulièrement en retard sur la Tunisie en matière de parité politique, a décidé de reprendre à l'antique Carthage le poste tant convoité de miro en chef. Les écologistes ont donc propulsé dans l'arène électorale Eva Joly, la verte aux lunettes rouges. Depuis une semaine, elle se démène pour faire le buzz, espérant éclipser la prochaine accession à la magistrature suprème du champion tunisien des lorgnons.

Entre Moncef et Eva, je dois avouer que mon coeur balance. Les lunettes du premier me rappellent mes années 70 de lycéen myope alors que l'ex-dauphine de Miss Norvège, en jouant délibérément sur le contraste de couleurs, ravit les daltoniens.
Pour résoudre mon dilemme, je n'entrevois comme issue pour nos deux héros des miros que leur mariage et leur installation en Sardaigne, à mi-chemin de la Tunisie et de la France ...

Bigleusement votre