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lundi 23 septembre 2019
formation managez un projet d'innovation - Grenoble - novembre 2019
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Pays/territoire :
Grenoble, France
dimanche 6 mars 2016
Lettre à Laurent Wauquiez politicien cumulatif
Monsieur le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes,
Monsieur le député du département de la Haute Loire,
Monsieur le vice-président du parti "Les Républicains",
Monsieur le conseiller municipal de la commune du Puy en Velay,
Monsieur le premier vice-président de la communauté d'agglomération du Puy en Velay,
Monsieur Laurent Marie Wauquiez.
Une récente tribune radiophonique de Dany Cohn-Bendit a mis en lumière une de vos déclarations où vous fustigiez les français binationaux : "ce n’est pas la même chose de garder deux nationalités et de faire le choix total de la France".
Apparemment, autant le cumul des mandats vous convient, autant le cumul des passeports vous énerve.
Intrigué par vos propos, j'ai cherché des illustrations historiques de personnes n'ayant pas fait le choix total de la France.
Les exemples abondent, y compris en dehors du sport et de la politique.
Ainsi sur les 61 français ayant reçu, toutes disciplines confondues, le prix Nobel, 11 ne possèdent pas le pedigree exclusivement bleu-blanc-rouge cher à votre cœur.
Au premier rang d'entre eux, Maria Salomea Skłodowska alias Marie Curie, simultanément polonaise et française et - excusez du peu - cumulant prix Nobel de physique et prix Nobel de chimie.
Je peux aussi évoquer Roman Kacew alias Romain Gary, simultanément russo-polono-judéo-lituanien et français et ayant cumulé l'écriture de quelques unes des plus belles pages de la littérature francophone du XXème siècle, la représentation diplomatique de notre pays à l'ONU et aux USA ainsi que l'engagement combattant dans la France Libre dès juin 1940.
Charles de Gaulle - dont votre parti se réclame vaguement encore un peu - le décora, à la fin du second conflit mondial, de l'Ordre de la Libération.
Si je ne craignais de lasser les fidèles lecteurs de ce blog, je pourrais, sans peine, continuer cette énumération et cumuler 4 ou 5 chroniques sur ce thème.
J'aimerais, pour conclure au plus vite cette pénible lettre, vous soumettre une suggestion et vous poser une question.
D'après l'INSEE, sensiblement 5% des français n'ont pas fait le choix total de leur pays.
Or, ces nationaux approximatifs sont de complets contribuables dont les impôts financent - au même titre que les contributions de leurs compatriotes totaux - le fonctionnement de l'état et des collectivités locales.
Un vingtième des émoluments que vous rapportent vos multiples postes électifs est donc de provenance douteuse.
Pour vous éviter d'être accusé de blanchiment d'argent à peine tricolore, je vous conseille de renoncer illico à 5% de vos substantielles indemnités.
Vous approchez du trimestre à la tête de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes et vous poursuivez allègrement votre troisième mandat de député.
Dans ces deux postes, quelles actions concrètes avez-vous effectué pour améliorer l'emploi, la sécurité et la cohésion sociale en France ?
Ayant fait le choix total de rester poli, je vous prie de recevoir mes cosmopolites salutations.
Cumulativement votre
Références et compléments
Cette chronique a été suscitée par l'excellente tribune radiophonique présentée par Dany Cohn-Bendit - binational de son état - sur Europe 1 le jeudi 3 mars 2016 "déchéance de nationalité : stop à la surenchère !"
Les propos complets de Laurent Wauquiez ainsi qu'une analyse juridique montrant la stupidité de sa proposition figurent dans un article de la rubrique "désintox" de Libération du 29 février 2016 "binationalité : l'impossible renoncement".
Un article du Progrès en date du 4 mars 2016 nous apprend, que contrairement à ses promesses énoncées lors de la campagne des élections régionales, Laurent Wauquiez n'a toujours pas démissionné du conseil municipal du Puy en Velay.
Le 6 mars 2016 vers 19:00 au moment où je publie cette chronique, Google Actualité et Le Progrès ne mentionnent toujours pas de démission de Laurent Wauquiez de ses mandats au Puy en Velay.
Pour aller plus loin, les articles Wikipedia sur :
La photo de Marie Curie provient de Wikimedia Commons, celle de Romain Gary de Babelio.
Monsieur le député du département de la Haute Loire,
Monsieur le vice-président du parti "Les Républicains",
Monsieur le conseiller municipal de la commune du Puy en Velay,
Monsieur le premier vice-président de la communauté d'agglomération du Puy en Velay,
Monsieur Laurent Marie Wauquiez.
Une récente tribune radiophonique de Dany Cohn-Bendit a mis en lumière une de vos déclarations où vous fustigiez les français binationaux : "ce n’est pas la même chose de garder deux nationalités et de faire le choix total de la France".
Apparemment, autant le cumul des mandats vous convient, autant le cumul des passeports vous énerve.
Intrigué par vos propos, j'ai cherché des illustrations historiques de personnes n'ayant pas fait le choix total de la France.
Les exemples abondent, y compris en dehors du sport et de la politique.
Ainsi sur les 61 français ayant reçu, toutes disciplines confondues, le prix Nobel, 11 ne possèdent pas le pedigree exclusivement bleu-blanc-rouge cher à votre cœur.
Au premier rang d'entre eux, Maria Salomea Skłodowska alias Marie Curie, simultanément polonaise et française et - excusez du peu - cumulant prix Nobel de physique et prix Nobel de chimie.
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| Marie Curie |
Je peux aussi évoquer Roman Kacew alias Romain Gary, simultanément russo-polono-judéo-lituanien et français et ayant cumulé l'écriture de quelques unes des plus belles pages de la littérature francophone du XXème siècle, la représentation diplomatique de notre pays à l'ONU et aux USA ainsi que l'engagement combattant dans la France Libre dès juin 1940.
Charles de Gaulle - dont votre parti se réclame vaguement encore un peu - le décora, à la fin du second conflit mondial, de l'Ordre de la Libération.
![]() |
| Romain Gary |
Si je ne craignais de lasser les fidèles lecteurs de ce blog, je pourrais, sans peine, continuer cette énumération et cumuler 4 ou 5 chroniques sur ce thème.
J'aimerais, pour conclure au plus vite cette pénible lettre, vous soumettre une suggestion et vous poser une question.
D'après l'INSEE, sensiblement 5% des français n'ont pas fait le choix total de leur pays.
Or, ces nationaux approximatifs sont de complets contribuables dont les impôts financent - au même titre que les contributions de leurs compatriotes totaux - le fonctionnement de l'état et des collectivités locales.
Un vingtième des émoluments que vous rapportent vos multiples postes électifs est donc de provenance douteuse.
Pour vous éviter d'être accusé de blanchiment d'argent à peine tricolore, je vous conseille de renoncer illico à 5% de vos substantielles indemnités.
Vous approchez du trimestre à la tête de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes et vous poursuivez allègrement votre troisième mandat de député.
Dans ces deux postes, quelles actions concrètes avez-vous effectué pour améliorer l'emploi, la sécurité et la cohésion sociale en France ?
Ayant fait le choix total de rester poli, je vous prie de recevoir mes cosmopolites salutations.
Cumulativement votre
Références et compléments
Cette chronique a été suscitée par l'excellente tribune radiophonique présentée par Dany Cohn-Bendit - binational de son état - sur Europe 1 le jeudi 3 mars 2016 "déchéance de nationalité : stop à la surenchère !"
Les propos complets de Laurent Wauquiez ainsi qu'une analyse juridique montrant la stupidité de sa proposition figurent dans un article de la rubrique "désintox" de Libération du 29 février 2016 "binationalité : l'impossible renoncement".
Un article du Progrès en date du 4 mars 2016 nous apprend, que contrairement à ses promesses énoncées lors de la campagne des élections régionales, Laurent Wauquiez n'a toujours pas démissionné du conseil municipal du Puy en Velay.
Le 6 mars 2016 vers 19:00 au moment où je publie cette chronique, Google Actualité et Le Progrès ne mentionnent toujours pas de démission de Laurent Wauquiez de ses mandats au Puy en Velay.
Pour aller plus loin, les articles Wikipedia sur :
La photo de Marie Curie provient de Wikimedia Commons, celle de Romain Gary de Babelio.
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samedi 20 février 2016
Les Trains Express Régionaux étaient bien pires sous Napoléon III
Aux dires de beaucoup de leurs passagers, les Trains Express Régionaux de Rhône-Alpes - plaisamment acronymisés TER - sont un modèle de service déplorable et d'irrégularité.
Toutefois un coup d'œil vers le passé permet de relativiser quelque peu ...
Le numéro du dimanche 12 mai 1867 du journal "Le Dauphiné - revue littéraire et artistique - courrier des eaux thermales de la région" nous informe en dernière page des horaires et tarifs de train entre Grenoble et Lyon.
Aujourd'hui, lorsque la voie est libre de conflits sociaux et d'incidents, 80 minutes suffisent à des trains électriques décarbonés, presque exclusivement nucléaires et hydrauliques.
Sous le second empire, il n'y avait que 4 départs depuis la gare de Grenoble : 6H00, 10H05, 15H42 et 17H45.
Désormais, pas moins de 30 circulations ferroviaires quotidiennes sont assurées.
Il va sans dire que les charges sociales et l'impôt sur le revenu étaient inexistants et qu'ainsi ce salaire était vraiment "net net".
Le ticket de troisième classe coûtait 7.45 francs, c'est à dire 37 heures de labeur, presque 4 jours !
Pas étonnant qu'avec de tels prix, le départ des habitants des Alpes vers Paris - comme le fit mon arrière-arrière-grand-mère - prenaient des allures d'émigration définitive.
La première classe était le refuge des riches. Les tarifs doublés éloignaient efficacement les prolétaires des banquettes en velours.
En 2016, le billet de seconde classe de TER sans aucune réduction ou abonnement vaut 22.5 €, c'est à dire 2.3 heures de SMIC, 16 fois moins que sous Napoléon III.
Les nouveaux bus impulsés par Emmanuel Macron, le sémillant ministre français de l'économie, font encore mieux. La plupart de leurs billets sont à 9 €, juste en dessous de l'heure de travail ouvrier.
Une économie d'un facteur 40 par rapport aux débuts du chemin de fer.
Empiriquement votre
Références et compléments
Voir aussi la chronique "un destin français : Françoise Arbenne-Reinier migrante" ainsi que d'autres billets sur l'évolution des prix au fil du temps :
Merci à Roland qui a dégotté la collection complète du journal Le Dauphiné de 1867.
L'idée d'étalonner les prix dans la longue durée avec les temps salariaux provient du livre de Jean Fourastié et Béatrice Bazil "Pourquoi les prix baissent ?" (Editions Hachette 1984).
Toutefois un coup d'œil vers le passé permet de relativiser quelque peu ...
Le numéro du dimanche 12 mai 1867 du journal "Le Dauphiné - revue littéraire et artistique - courrier des eaux thermales de la région" nous informe en dernière page des horaires et tarifs de train entre Grenoble et Lyon.
Un train de sénateur
Relier par le rail la capitale des Alpes à celle des Gaules grâce à une locomotive à vapeur émettant des doses conséquentes de CO2 et de particules demandait alors près de 4.5 heures.Aujourd'hui, lorsque la voie est libre de conflits sociaux et d'incidents, 80 minutes suffisent à des trains électriques décarbonés, presque exclusivement nucléaires et hydrauliques.
Sous le second empire, il n'y avait que 4 départs depuis la gare de Grenoble : 6H00, 10H05, 15H42 et 17H45.
Désormais, pas moins de 30 circulations ferroviaires quotidiennes sont assurées.
Des tarifs prohibitifs
Vers 1867, un ouvrier était rémunéré 2 francs pour une journée de travail de 10 heures qui se répétait 6 fois par semaine.Il va sans dire que les charges sociales et l'impôt sur le revenu étaient inexistants et qu'ainsi ce salaire était vraiment "net net".
Le ticket de troisième classe coûtait 7.45 francs, c'est à dire 37 heures de labeur, presque 4 jours !
Pas étonnant qu'avec de tels prix, le départ des habitants des Alpes vers Paris - comme le fit mon arrière-arrière-grand-mère - prenaient des allures d'émigration définitive.
La première classe était le refuge des riches. Les tarifs doublés éloignaient efficacement les prolétaires des banquettes en velours.
En 2016, le billet de seconde classe de TER sans aucune réduction ou abonnement vaut 22.5 €, c'est à dire 2.3 heures de SMIC, 16 fois moins que sous Napoléon III.
Les nouveaux bus impulsés par Emmanuel Macron, le sémillant ministre français de l'économie, font encore mieux. La plupart de leurs billets sont à 9 €, juste en dessous de l'heure de travail ouvrier.
Une économie d'un facteur 40 par rapport aux débuts du chemin de fer.
Empiriquement votre
Références et compléments
Voir aussi la chronique "un destin français : Françoise Arbenne-Reinier migrante" ainsi que d'autres billets sur l'évolution des prix au fil du temps :
- "La nourriture est-elle moins chère que sous Louis XV ?"
- "Le prix de l'alcool chute, celui de la convivialité s'envole"
- "Une voiture est-elle moins chère qu'un cheval sous Louis XV ?"
- "Le coût de l'écrit s'effondre"
- "Timbres-poste, iPhone et salaires ouvriers"
- "Des encyclopédies et de l'iPhone au fil des présidences"
- "Le prix de l'essence et des voitures en forte baisse"
- "Comme l'essence, l'immobilier baisse"
Merci à Roland qui a dégotté la collection complète du journal Le Dauphiné de 1867.
L'idée d'étalonner les prix dans la longue durée avec les temps salariaux provient du livre de Jean Fourastié et Béatrice Bazil "Pourquoi les prix baissent ?" (Editions Hachette 1984).
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lundi 21 décembre 2015
Les conseils régionaux à la pointe de l'innovation politique
La récente poussée électorale du Front National a éclipsé le vent de rénovation que font souffler, en France, les élus régionaux sur un système politique anémié.
Je vous propose de juger sur pièces en prenant l'exemple de Rhône Alpes où je vis et qui va bientôt fusionner avec l'Auvergne.
Si une très grosse moitié est réservée à la sécurité sociale, la région ne récupère qu'un seul petit euro.
Les communes et départements, à titre de comparaison, dépensent au delà de 10 fois plus.
Privilégiant la qualité plutôt que la quantité, nos conseillers régionaux, à en croire leurs dernières professions de foi, réussissent l'exploit, avec des sommes aussi modestes, de simultanément relancer l'économie, doper la cohésion sociale, améliorer notre sécurité, porter le savoir au pinacle et développer les transports publics ainsi que promouvoir sports, tourisme et culture.
Une telle efficacité budgétaire devrait inspirer nos autres représentants autrement plus dispendieux.
Exactement l'inverse des pratiques des entreprises ou des associations institutionnelles qui font trop souvent fi de la réalité et de l'humain.
C'est pourquoi, jusqu'alors, Rhône Alpes ne comptait pas moins de 156 élus.
La fusion à partir de janvier 2016 des Allobroges avec les Arvernes ne changera rien sur ce point. La nouvelle région AURA sera dirigée par autant de conseillers que ses deux parents réunis.
Ainsi chaque édile territorial peut suivre au plus près le travail de 43 employés de la région ainsi qu'un peu moins de 16 millions d'euros de dépenses.
Bien évidemment, pour permettre aux élus de conserver leur regard de géologue braqué sur le terrain, de nombreux agents régionaux sont des cadres chargés de manager leurs collègues et les budgets.
Ces héros méconnus qui démontrent, par leurs actes quotidiens, qu'une autre politique est possible, ne reçoivent, financés par nos impôts, qu'environ 2 700 € bruts mensuels, à peine agrémentés de menus défraiements.
Les colonnes de ce blog lui sont ouvertes s'il souhaite un droit de réponse et je me ferai un plaisir de lui offrir ces diététiques céréales solides et liquides si, par extraordinaire, les faits venaient à me démentir.
Énerviquement votre
Références et compléments
- Pour plus de détails sur les chiffres, voir les deux chroniques :
. Que coûte vraiment la politique locale en France ?
. Tout savoir (ou presque) sur les impôts et taxes en France
- Le site du conseil régional Rhône Alpes fournit, sans trop de donner de détails, quelques éléments sur son budget et son nombre d'employés.
J'ignore le devenir de ce beau site creux payé par nos impôts après le 4 janvier 2016 date officielle de mise en service de la nouvelle grande région AURA (AUvergne Rhône Alpes).
- Crédit photo : « Wauquiez lepuy10 » par Alesclar, travail personnel sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.
Je vous propose de juger sur pièces en prenant l'exemple de Rhône Alpes où je vis et qui va bientôt fusionner avec l'Auvergne.
Homéopathie budgétaire
Quotidiennement, chaque français, quel que soit son âge et sa condition, verse aux différentes collectivités publiques, en moyenne, un peu plus de 35 €.Si une très grosse moitié est réservée à la sécurité sociale, la région ne récupère qu'un seul petit euro.
Les communes et départements, à titre de comparaison, dépensent au delà de 10 fois plus.
Privilégiant la qualité plutôt que la quantité, nos conseillers régionaux, à en croire leurs dernières professions de foi, réussissent l'exploit, avec des sommes aussi modestes, de simultanément relancer l'économie, doper la cohésion sociale, améliorer notre sécurité, porter le savoir au pinacle et développer les transports publics ainsi que promouvoir sports, tourisme et culture.
Une telle efficacité budgétaire devrait inspirer nos autres représentants autrement plus dispendieux.
Des élus au plus près des réalités
La micro-politique régionale, à l'instar de la médecine de précision dont elles s'inspire, suppose une parfaite connaissance des populations et de leurs attentes.Exactement l'inverse des pratiques des entreprises ou des associations institutionnelles qui font trop souvent fi de la réalité et de l'humain.
C'est pourquoi, jusqu'alors, Rhône Alpes ne comptait pas moins de 156 élus.
La fusion à partir de janvier 2016 des Allobroges avec les Arvernes ne changera rien sur ce point. La nouvelle région AURA sera dirigée par autant de conseillers que ses deux parents réunis.
Ainsi chaque édile territorial peut suivre au plus près le travail de 43 employés de la région ainsi qu'un peu moins de 16 millions d'euros de dépenses.
Bien évidemment, pour permettre aux élus de conserver leur regard de géologue braqué sur le terrain, de nombreux agents régionaux sont des cadres chargés de manager leurs collègues et les budgets.
Un quasi-bénévolat
L'attention de tous les instants au développement de la région et le souci constant du détail dont font preuve nos élus régionaux de tous bords sont fort mal indemnisés.Ces héros méconnus qui démontrent, par leurs actes quotidiens, qu'une autre politique est possible, ne reçoivent, financés par nos impôts, qu'environ 2 700 € bruts mensuels, à peine agrémentés de menus défraiements.
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| Laurent Wauquiez, probable futur réformateur inspiré et méconnu de la politique française, à l'instar de ses prédécesseurs à la tête de la région Rhône Alpes Auvergne |
Un pari en guise de conclusion
Ayant le goût du risque, je parie ici publiquement une bière et un couscous que Laurent Wauquiez, le sémillant quadragénaire tout juste placé à la tête de Rhône Alpes Auvergne par le suffrage universel, malgré son beau sourire et ses promesses tout aussi séduisantes, ne changera rien d'essentiel au torrent impétueux de réformes instauré par ses prédécesseurs.Énerviquement votre
Références et compléments
- Pour plus de détails sur les chiffres, voir les deux chroniques :
. Que coûte vraiment la politique locale en France ?
. Tout savoir (ou presque) sur les impôts et taxes en France
- Le site du conseil régional Rhône Alpes fournit, sans trop de donner de détails, quelques éléments sur son budget et son nombre d'employés.
J'ignore le devenir de ce beau site creux payé par nos impôts après le 4 janvier 2016 date officielle de mise en service de la nouvelle grande région AURA (AUvergne Rhône Alpes).
- Crédit photo : « Wauquiez lepuy10 » par Alesclar, travail personnel sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.
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vendredi 13 mars 2015
Que coûte vraiment la politique locale en France ?
Imaginez que chaque jour de l'année - dimanches, fêtes et vacances inclus - quatre vigiles fassent le planton devant l'entrée de votre domicile et réclament pour vous laisser passer que chaque membre de votre foyer - y compris les bébés et grabataires - leur verse quotidiennement un peu d'argent.
Si une telle situation se produisait en France, à n'en pas douter, l'esprit de 1789, des 3 glorieuses de 1830, de 1848, de la Résistance et de mai 68 renaîtrait de ses cendres et balaierait, dans un grand soulèvement populaire, ces iniques percepteurs.
Pourtant, nous vivons chaque jour cet état de fait.
Les chiffres et les missions sont ceux de l'actuel mille-feuille administratif français, plus précisément de la région Rhône-Alpes, du département de l’Isère, de Grenoble-Alpes-Métropole et de la commune de Meylan où je réside.
Les ordres de grandeurs ailleurs dans l'Hexagone sont identiques ...
Localo-énerviquement votre
Références et compléments
- Voir aussi la chronique “Comment politiques et institutions pourraient sortir de leur discrédit ?”
- Mes remerciements sincères à l'internaute pieveml qui a su rectifier mes chiffres initialement déficients.
- Le premier cerbère, vêtu aux couleurs de votre région, exige 1 € par personne et par jour.
En échange, il vous promet de s'occuper de transports, d'éducation, de voirie, d'emploi, de protection sociale, de sécurité, de culture et de quelques autres missions assez peu définies, parmi lesquelles le sponsoring d'équipes sportives, la distribution mensuelle dans votre boîte à lettre d'un journal inepte ainsi que le défraiement d'élus et de leurs cabinets.
- Pour faire bonne mesure, la seconde sentinelle, vêtue aux couleurs de votre département, exige 3 € par personne et par jour.
En échange, il vous promet de s'occuper de transports, d'éducation, de voirie, d'emploi, de protection sociale, de sécurité, de culture et de quelques autres missions assez peu définies, parmi lesquelles le sponsoring d'équipes sportives, la distribution mensuelle dans votre boîte à lettre d'un journal inepte ainsi que le défraiement d'élus et de leurs cabinets.
- Pour ne pas être en reste, le troisième garde, vêtu aux couleurs de votre communauté de communes ou de votre métropole, exige aussi 3 € par personne et par jour.
En échange, il vous promet de s'occuper de transports, d'éducation, de voirie, d'emploi, de protection sociale, de sécurité, de culture et de quelques autres missions assez peu définies, parmi lesquelles le sponsoring d'équipes sportives, la distribution mensuelle dans votre boîte à lettre d'un journal inepte ainsi que le défraiement d'élus et de leurs cabinets.
- Enfin, le quatrième guichetier, survitaminé et vêtu aux couleurs de votre ville, exige le double, 6 € par personne et par jour.
En échange, il vous promet de s'occuper de transports, d'éducation, de voirie, d'emploi, de protection sociale, de sécurité, de culture et de quelques autres missions assez peu définies, parmi lesquelles le sponsoring d'équipes sportives, la distribution mensuelle dans votre boîte à lettre d'un journal inepte ainsi que le défraiement d'élus et de leurs cabinets.
Si une telle situation se produisait en France, à n'en pas douter, l'esprit de 1789, des 3 glorieuses de 1830, de 1848, de la Résistance et de mai 68 renaîtrait de ses cendres et balaierait, dans un grand soulèvement populaire, ces iniques percepteurs.
Pourtant, nous vivons chaque jour cet état de fait.
Les chiffres et les missions sont ceux de l'actuel mille-feuille administratif français, plus précisément de la région Rhône-Alpes, du département de l’Isère, de Grenoble-Alpes-Métropole et de la commune de Meylan où je réside.
Les ordres de grandeurs ailleurs dans l'Hexagone sont identiques ...
Localo-énerviquement votre
Références et compléments
- Voir aussi la chronique “Comment politiques et institutions pourraient sortir de leur discrédit ?”
- Mes remerciements sincères à l'internaute pieveml qui a su rectifier mes chiffres initialement déficients.
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