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mardi 2 septembre 2014

3 questions d'actualité pour rafraîchir notre mémoire courte

Nul ne contestera tes droits
Tu pourras crier “vive le Roi !”
Sans intrigue,
Si l'envie te prend de changer
Tu pourras crier sans danger
“Vive la Ligue !”.
D'après Georges Brassens

Au cœur de l'Europe, et même désormais au sud de la Méditerranée, crise et désenchantement nous poussent à dédaigner la démocratie et ses jeux politiques.

Certes les organisations de nos sociétés sont très loin d’être parfaites. De nombreux ajustements seraient fort utiles, je m'en fait souvent l'écho au fil de ce blog.
Mais vouloir jeter notre bulletin de vote avec l'eau de notre bain est une attitude d'enfant gâté qui trouve sa soupe trop chaude et ses frites trop salées.

Pourtant, aujourd'hui 2 septembre 2014, comme trop de jours ces derniers temps, l'actualité immédiate nous interpelle sur la valeur de notre système.
  • Pour former un nouvel état, préférons-nous la méthode éclatante de Poutine et de ses lascars militaires dans l'est de l’Ukraine ou bien le terne référendum prévu en Écosse sous quinzaine ?
     
  • Pour rendre inopérantes des options politiques, préférons-nous le fracassant tir au pistolet sur député, comme en Tunisie, ou bien le traditionnel passage par l'isoloir ?
     
  • Pour promouvoir idées ou  croyances, préférons-nous terroriser avec entrain des populations civiles, à l'instar des barbus noirs d’Irak et Syrie, ou bien jauger tranquillement des points de vue contradictoires sur Facebook ou dans des journaux ?
     
No pasaran

Démocratiquement votre

Références et compléments
- Voir aussi les trois chroniques
. L'islamisme ne vient pas du sous-développement
. Éloge de la Sainte Guerre
. Bosnie, Bâmiyân, Tombouctou … Chronique de la barbarie et de l'espoir

- L'exergue est un extrait légèrement adapté de la chanson "Oncle Archibald" de Georges Brassens.
  

lundi 31 mars 2014

Lettre ouverte à Barack Obama sur le rattachement de la Crimée de l'Isère aux USA

Très cher Barack Obama

Vous l'ignorez probablement mais dans la banlieue nord-est de Grenoble, la petite commune de Montbonnot Saint Martin pratique une anglophonie et une américanophilie du meilleur aloi.
À l'instar des citoyens de Crimée qui se sont auto-rattachés à leur mère-patrie russe avec l'assistance musclée et bienveillante de Vladimir Poutine, les bonimontains aimeraient rallier vos glorieux États-Unis d'Amérique et devenir leur quatorzième territoire non incorporé.

Je vous propose de découvrir en images cette étonnante enclave.
À peine franchi le chemin des Chartreux qui marque la limite avec Meylan, les langues latines chères à Saint Bruno s'effacent pour laisser place à l'idiome d'Alan Turing et de John Von Neuman.

 

  
   
  

Afin de répondre à l'appel pressant de la majorité anglophone de Montbonnot cernée de toute part par d'agressifs et minoritaires francophones, je vous suggère de parachuter quelques GIs pour prendre possession de la base militaire française située au cœur de l'enclave.
Vos soldats ne devraient guère rencontrer d'opposition. À part un feu d'artifice annuel, les troupes qui occupent Montbonnot ne font guère montre d'esprit belliqueux.


Vos régiments devraient être accueillis en libérateurs par une très forte majorité de bonimontains. Néanmoins, vos hommes devront rester attentifs à ne pas succomber aux provocations de rares éléments asociaux très minoritaires.
Quelques crypto-basques risquent de faire de la résistance passive et les fameux Tatars de Saint Martin pourraient bien hisser encore plus haut leur vert étendard. Dès que votre autorité sera clairement établie sur Montbonnot, ces trublions rentreront dans le rang ou s'exileront à Meylan et Grenoble.


Afin de limiter les risques de réactions diplomatiques défavorables, les chancelleries raffolant du poisson, je vous suggère d'intervenir dès demain 1er avril.
Pour faire bonne mesure, un référendum le week-end de Pâques démontrerait la ferveur populaire vis à vis de l'Amérique et entérinerait définitivement la situation.

Je sais pouvoir compter sur votre détermination ainsi que sur votre sens des responsabilités et espère vous saluer très bientôt sur l'ex-avenue de l'Europe, rebaptisée USA avenue, lors de votre triomphal défilé marquant la fusion de la Crimée du Dauphiné avec le pays de Georges Washington.

Annexiquement votre

Références et compléments
- Billet spécialement dédié à Jean de Bayonne et de Montbonnot réunis.
- Les photos (non retouchées) ont toutes été réalisées par l'auteur samedi 29 mars 2014 dans la zone d'activités "Inovallée" de Montbonnot Saint Martin.
- Dans la même veine, voir aussi mon reportage photo aux confins de l'Union Européenne.
- Le drapeau de l'Arabie Saoudite n'est qu'à quelques encablures de ce prytanesque pensionnat militaire.

samedi 15 mars 2014

Un désagréable fumet de XIXème siècle

À la fin des années 1700, la Grande Bretagne, les USA, la Corse et la France inventèrent, sous l'influence du mouvement dit des Lumières, la démocratie représentative et libérale moderne.

Cette incontestable avancée a presque aussitôt été accompagnée de son coté obscur, le nationalisme.
À peine l'encre du Congrès de Vienne eut-elle fini de sécher que, partout en Europe, des peuples se sont soulevés pour obtenir une nation bien à eux, le plus souvent au détriment d'autres ethnies et religions que les systèmes féodaux avaient négligemment entrelacées.
Au XXème siècle, la décolonisation, à son tour, a propagé les fièvres nationales à l'ensemble du globe.

Cette face détestable de nos systèmes politiques modernes est responsable, depuis deux siècles, d'innombrables massacres et contre-massacres. Écrasement du printemps des peuples de 1848, guerres balkaniques et les deux conflits mondiaux ne sont, hélas, que les plus saillants.

L'expansion du communisme et la guerre froide entre USA et URSS a, un temps, gelé les passions nationales.
L'écroulement du mur de Berlin en 1989 a sifflé le début de la seconde mi-temps.
Ex-Yougoslavie, ex-Tchécoslovaquie, Flandres, Écosse, Catalogne, Pays Basque, Irlande, Italie du Nord ... Rien qu'en Europe, la liste est longue des territoires où les velléités indépendantistes ou régionalistes ont (re)surgi.
Même dans les démocraties les plus établies, France en tête, des mouvements populistes et xénophobes occupent durablement le paysage politique avec des accents qui rappellent Déroulède, voire Mussolini.

Dernier épisode en date, l'Ukraine où deux légitimités historiques et linguistiques s'affrontent sans recherche de compromis.
Le pouvoir provisoire issu de la révolution de la place Maidan, au mépris de sa profession de foi européenne, s'est empressé, à peine en place, de bloquer l'usage du russe comme langue officielle.
Dans le même temps, le pouvoir et l'armée de Poutine préparent tranquillement l'annexion de la Crimée majoritairement russophone.
Le référendum prévu ce week-end par les autorités fantoches de Simferopol n'est pas sans rappeler celui qui permit à la France de Napoléon III d'annexer impunément en 1860 la Savoie et Nice. Le score d'approbation dépassa 99% et, dans plusieurs localités, les votants excédèrent les inscrits.

Le plus choquant dans la résurgence des nationalismes est que 2014 n'est ni 1848, ni 1922. Le monde actuel est beaucoup plus instruit, petit et interconnecté que naguère.
Partout, les niveaux d'enseignement n'ont jamais été aussi élevés et massifs.
Hommes et marchandises peuvent rejoindre n'importe quel point de la planète en moins de deux jours à des coûts de plus en plus abordables.
Télécommunications et informatique, à tout instant, nous relient les uns aux autres et donnent un accès immédiat à des océans de connaissance.
Comme le dit Michel Serres, le lointain a disparu, nous n'avons plus que des prochains.

Dans un tel contexte, combien de temps allons-nous encore tolérer que l'anachronique tentation de Verdun hante les esprits de nombreux dirigeants ou militants et que des personnes se sacrifient pour défendre quelques arpents du territoire soit-disant sacré d'une amère patrie ?

Il est grand temps que nos démocraties passent à l'age adulte et se débarrassent de leurs sombres oripeaux.
La nationalité est un concept éculé et délétère que la citoyenneté devrait remplacer. L'usage des fanions patriotiques n'a de sens que lors des manifestations folkloriques appelées rencontres sportives.

Fort heureusement, les mutations en cours ont, bon an mal an, de bonnes chances de nous aider à franchir rapidement ce cap nécessaire.
Par exemple, la belle initiative numérique "Israël loves Iran" de Ronny Edry démontre que les colombes peuvent maintenant court-circuiter les faucons (et aussi les vrais).

Mondialo-numérico-métissiquement votre

Références et compléments
- Le site histoirepostale.net relate la montée et les déchirements des nationalismes européens au XIXème siècle. Les pages consacrées à Nice et à la Savoie rappellent l'annexion française de 1860 au cours du Risorgimento italien.
- La conférence "l'innovation et le numérique" donnée par Michel Serres à la Sorbonne en 2013.
- La vidéo publiée par TED de Ronny Edry qui proclame "Israël loves Iran".
  

jeudi 22 août 2013

La Tunisie victime collatérale d'un complot international

La révolution tunisienne et les printemps arabes n'auraient de révolutionnaires que le nom.
Les événements qui se succèdent en Tunisie, Égypte, Libye et Syrie depuis fin 2010 ne seraient pas le fruit des actions des populations, politiques, syndicats, militaires et policiers locaux mais l'aboutissement d'un vaste complot international aux ramifications insoupçonnées.
J'ai profité de mon séjour au pays du jasmin pour enquêter sur le volet tunisien de ces aspects méconnus de l'histoire récente. Voici, en exclusivité, le résultat de mes recherches sur le terrain.

Tout commence avec Israël.
L'entité sioniste et son lobby militaire, ulcérés de ne plus avoir en face d'eux d'adversaires dignes de ce nom, ont œuvré pour remplacer des dictateurs arabes mous et complaisants à leur égard par des gouvernements énergiques décidés à en découdre.

Pour ce faire, le Mossad prit contact avec la CIA qui s'en ouvrit au président américain.
Ce dernier ordonna à ses diplomates de prendre langue avec les partis islamistes de tout poil afin de les sortir de la torpeur mystique où ils se complaisaient.

Dans le même temps, la CIA instrumentalisa Bradley Manning et Julian Assange afin qu'ils fassent connaître urbi et orbi via Wikileaks tout le mal que l'oncle Sam pensait de Ben Ali et Mubarak.
D'ailleurs, les ennuis judiciaires et diplomatiques récurrents de ces deux maîtres manipulateurs (maîtresses manipulatrices ?) ne servent qu'à donner le change afin que leurs couvertures ne soient pas éventées.

Un peu plus tard, la CIA impliqua aussi le MI6 britannique dans cette aventure.
De concert, ces deux services choisirent d'utiliser leurs confrères belges, profitant que ces derniers étaient livrés à eux-mêmes en l'absence de gouvernement à Bruxelles.
Les sbires d'Albert II réveillèrent, pour fomenter des troubles, un réseau dormant, implanté de longue date au cœur de la Tunisie profonde, constitué de binationaux belgo-tunisiens et de supporters du Standard de Liège.
L'anecdote est peu connue mais, avant de s'immoler, Mohammed Bouazizi a entonné une dernière fois la Brabançonne pour se donner du courage.

La DGSE française, prise de court par ses homologues d'Outre-Quiévrain et sommée par Michèle Alliot-Marie de reprendre la main, téléphona à des généraux tunisiens approchés lors de leurs études militaires à Saint Cyr.
Il fut convenu avec eux d'expédier Ben Ali au Qatar, histoire d'encombrer un peu l'encombrant émir gazier et télévisuel.
Malheureusement, les pompistes de Carthage, téléguidés par le FSB russe, ne ravitaillèrent pas suffisamment l'avion qui dût, faute de carburant, se poser en Arabie Saoudite.

Furieux de la blague franco-belge dont il avait failli être victime, le monarque qatari choisit de promouvoir à grands coups de pétrodollars les islamistes d'Ennadha, pensant ainsi ennuyer USA et Israël.
Bizarrement, aucune cassette vidéo n'avait indiqué à Al Jazeera l'origine américaine-sioniste de la manœuvre. Le pétulant émir s'est, en quelque sorte, auto-intoxiqué avec sa propre télévision.

Les saoudiens, déçus par le paquet cadeau qu'ils avaient reçu et soucieux de ne pas laisser le Qatar tenir la corde, mirent en branle leurs confréries salafisto-wahhabites qui s'empressèrent d'apporter une contribution significative à l'accroissement exponentiel du bordel ambiant.

Pendant ce temps, en France, à l'insu du gouvernement, au cœur des plusieurs maisons de retraite, des vieillards pieds-noirs, nostalgiques du protectorat, s'activèrent pour remettre en selle un inconnu cacochyme, Beji Caïd Essebsi, avec les frères cadets duquel ils avaient été à l'école primaire.

Profitant de la confusion générale, des renégats du MI6, soutiens secrets de la cause indépendantiste écossaise, tirèrent moult ficelles occultes pour faire accéder à la présidence de la république le plus fervent amateur de whisky pur malt de la diaspora tunisienne.
Pour réussir cette audacieuse manœuvre, il reçurent le soutien sans faille de l'UFAB (Union des Fabricants Artisanaux de Burnous), de l'ASPL (Association de Sauvegarde du Patrimoine Lunetier) et du STPPC (Syndicat Tunisien des Producteurs de Pois Chiches).

Les deux derniers épisodes en date sont les abdications surprise d'Albert II de Belgique et de Hamad ben Khalifa al-Thani l'émir du Qatar, ces deux hommes qui, au sens presque strict, ont allumé la mèche des révolutions arabes.
Ces sémillants monarques n'ont pas réussi à assumer leur part de responsabilité dans l'enlisement actuel.
Je leur conseille d'utiliser leur récente retraite pour se rendre en Tunisie profiter des plages et surtout des prochaines péripéties du complot israélo-américano-belgo-franco-russo-qataro-saoudo-écossais au poétique nom de code de "révolution du jasmin".

Clandestinement votre

Références et compléments
- J'adresse ma profonde gratitude à mes nombreux et documentés informateurs tunisiens qui, sous le couvert d'un anonymat garantissant leur sécurité, ont fait preuve de courage et de civisme en me confiant les informations secrètes retranscrites dans cette chronique. Ils se reconnaîtront.
- Mes remerciements aussi au twittonaute @Lakbe_etc qui m'a fourni des informations de première main sur Hamad ben Khalifa al-Thani.

dimanche 7 octobre 2012

Les gagaouzes, champions du monde des tests

Au cours des siècles, chaque peuple s'est forgé une personnalité et des talents propres. Ainsi, les gagaouzes sont devenus des spécialistes des tests.
Cette petite ethnie réside en Gagaouzie, région du sud de la République de Moldavie, dans l'ancienne Bessarabie russe.
Ce territoire méconnu, grand comme deux tiers du Luxembourg, au nord du delta du Danube sur la Mer Noire, a toujours été disputé par les grands impérialismes byzantins, bulgares, ottomans, tsaristes et même soviétiques.
Drapeau de la région autonome de Gagaouzie de la République de Moldavie
Très probablement originaires d'Asie centrale et d'ascendance turque, les gagaouzes, au fil de leurs pérégrinations, n'ont cessé de faire des essais.

Sur le plan mystique, ils ont expérimenté successivement une demi douzaine de religions : chamanisme, manichéisme, nestorianisme, bouddhisme, islam ...
A l'instant t, la majorité des gagaouzes s'est fixée sur la variante orthodoxe autocéphale bulgare du christianisme mais une avant-garde, fidèle à la tradition de tâtonnement et d'analyse, tente le protestantisme évangélique.
Je conseille aux cultes récents, comme le baha’isme ou la scientologie, d'envoyer d'urgence des missionnaires à Comrat - la capitale de la Gagaouzie - afin qu'elles puissent figurer au banc d'essai gagaouze.

La langue gagaouze, d'origine turque, a incorporé, par l'usage, beaucoup de mots slaves. Afin de conserver plusieurs fers au feu, le peuple gagaouze s'exprime dans deux dialectes : le gagaouze maritime et le gagaouze bulgare qui diffèrent par l'accent et les emprunts.
Au vingtième siècle, stimulés par Staline, les gagaouzes ont évalué, par la pratique quotidienne publique, l'idiome de Tolstoï.
Depuis le démantèlement du rideau de fer, la Gagaouzie se met à tâter un peu du moldave, variante soviétique du roumain.
Pour la liturgie orthodoxe, les gagaouzes continuent d'employer le "slavon d'église bulgaro-valaque" qu'ils jugent particulièrement bien adapté à l'hygiène spirituelle.

Nos amis bessarabes ont aussi testé plusieurs alphabets.
Jusqu'en 1957, l'alphabet grec avait leur préférence pour les affaires laïques et le cyrillique pour la religion. Peu soucieux d'honorer leur dette culturelle envers la Grèce et sous la pression de Moscou, ils ne conservèrent que l'alphabet russe.
La chute du mur de Berlin les a conduit à effectuer un nouveau benchmark et le sud de la Moldavie écrit désormais en caractères latins mais avec les accentuations turques et non roumaines.

Les gagaouzes ont passé en revue différents régimes politiques. Ils ont été inféodés à toutes les grandes puissances successives de la région mais ils ont aussi eu un épisode républicain au XIIIème siècle.
En 1906, une tentative d'indépendance nationale de la Gagaouzie eut lieu. Après 5 jours d'expérimentation, l'empire tsariste reprit ses droits à coups de knout.
Onze ans plus tard, la Bessarabie se mit au marxisme-léninisme en intégrant la patrie internationale des travailleurs.
A la chute de l'URSS, prudemment, les 160 000 gagaouzes optèrent pour un statut d'autonomie à la catalane au sein de la neuve et très fragile République de Moldavie.

Vers 1820, les gagaouzes ont été des précurseurs dans le rédecoupage de frontière et le nettoyage ethnique. Le tsar russe, qui venait de conquérir la Bessarabie, a envoyé les musulmans qui s'y trouvaient se faire voir chez les turcs.
Par souci de réciprocité, l'empire ottoman expédia les chrétiens gagaouzes, qui vivaient alors en Dobroudja, du côté russe du Danube où ils se trouvent toujours.
A la fin du XIXème siècle, de nombreux gagaouzes essayèrent l'émigration au long cours en allant, entre autres, défricher l'Amazonie à l'appel du gouvernement du Brésil. Ce test s'est avéré très positif et actuellement, les forces vives de la Gagaouzie travaillent en Russie ou en Turquie.

Pour conclure cette chronique, j'adresse un appel pressant à Mihail Formuzal - actuel dirigeant de la Gagaouzie autonome - afin qu'il lance une campagne internationale de promotion du génie particulier de ses compatriotes.
Si leurs talents de testeurs étaient mieux connus, les gagaouzes, plutôt que de s'expatrier comme simples ouvriers ou femmes de ménage, pourraient remplacer avec bonheur les crânes d'oeuf peuplant les cabinets ministériels de France et de Tunisie. Grâce à cet apport unique de compétences, l'effet des réformes gouvernementales serait évalué avant toute mise en application, ce qui nous épargnerait beaucoup de fiascos.

Moldavico-bessarabiquement votre.

Références et compléments
- Mon camarade Roland Goutay, l'auteur de chroniques de Djerba, a rappelé les gagaouzes à mon bon souvenir.

- Quelques références pour aller plus loin sur le peuple gagaouze et la Gagaouzie :
. Page sur la République de Moldavie du site histoirepostale.net avec plusieurs cartes anciennes de la Bessarabie après la conquête russe.
. Articles en français sur le peuple gagaouze, la langue gagaouze et la Gagaouzie de Wikipedia. Je conseille aussi la lecture des articles en anglais nettement plus fournis.
. Article Gagaouzie sur le site "Aménagement linguistique dans le monde" de Jacques Leclerc.
. Article du Figaro de juin 2009 "Il est une petite république autonome que le démon du séparatisme démange..."
. Deux articles de Libération : "La Gagaouzie existe, ce n'est pas une plaisanterie" (septembre 2008) et "Petit aperçu de la culture gagaouze" (juillet 2008)
. Billet du blog Moldavie.fr "La Gagaouzie, un jardin entre deux empires"

- L'image du drapeau de la région autonome de Gagaouzie de la République de Moldavie provient de Wikipedia.