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lundi 16 mai 2016

La journée des tuiles révolte conservatrice à Grenoble en 1788

Connaître et apprécier l'histoire est différent de la commémorer sans cesse.
Événements et personnages sont habituellement plus ambigus que leur célébration à grands renforts d'estrades, de fleurs et de drapeaux.
À moins que les commémorations ne révèlent les véritables pensées de leurs organisateurs.

Jugez sur pièces avec cet exemple simultanément révolutionnaire et grenoblois.

À Grenoble des tuiles à gauche toute

L'actuelle municipalité daltonienne grenobloise - composée de verts et de rouges et menée par l'écologiste Eric Piolle - organise le 4 juin 2016, pour la seconde année, la "fête des tuiles" qui exalte la journée éponyme de 1788, "étincelle de la Révolution Française".

Cette commémoration plus que bicentenaire - prévue cours Jean Jaurès et cours de la Libération - "met en scène les audaces dont Grenoble déborde" grâce à "la thématique « en marche, la marche, ça marche »" ainsi "qu'au chant et à la danse comme axes artistiques".

La journée des tuiles premier ébranlement de la monarchie française


La journée des tuiles peinte par Alexandre Debelle en 1890

Durant les années 1780, le roi Louis XVI et les plus éclairés de ses ministres, sentant que leur régime se fissurait, tentèrent d'imposer des réformes.

Notamment, en mai 1788, ils voulurent mettre fin aux parlements qui étaient, à la fois, des tribunaux et des chambres d'enregistrement des lois mais aussi de puissants bastions du conservatisme féodal et des particularismes locaux.

La noblesse de robe, arc-boutée sur ses privilèges ancestraux, engagea illico le bras de fer avec une royauté trop progressiste à ses yeux.
Une partie de la bourgeoisie lui emboîta le pas, pensant trouver une occasion de rejoindre le club par la reconnaissance des mérites de sa richesse.

Des échauffourées eurent lieu un peu partout, notamment à Paris et à Rennes. À Grenoble, la défense des parlementaires atteignit son paroxysme.

La capitale du Dauphiné était alors une petite ville d'à peine 20 000 personnes enserrée dans des remparts exigus.
L'essentiel de la population dépendait, directement ou indirectement, des activités de son parlement. Sa mise en vacances menaçait directement la survie de la bourgade.

Aussi le 7 juin 1788, alors que les représentants locaux du roi voulaient éloigner de Grenoble les parlementaires, une émeute conséquente éclatait, attisée par des troupes mal commandées et mal inspirées.
Celles-ci, après avoir fait usage de leurs fusils, furent soumises à une pluie de tuiles lancées par des habitants juchés sur les toits.

En fin de journée, 3 morts et plusieurs dizaines de blessés étaient à déplorer.
Pour mettre fin à une insurrection presque hors de contrôle, le gouverneur cédait et acceptait que les parlementaires, acclamés par les émeutiers, restent en ville.

Quelques semaines plus tard, afin de ramener un calme durable, la monarchie se résolut à réunir les états-généraux du Dauphiné, à Vizille puis à Romans sur Isère, après un siècle et demi d'interruption.

Dans la foulée, sous pression de toute part, trop affaibli pour réformer, Louis XVI convoqua pour le printemps 1789 des états-généraux nationaux.
La révolution française était en marche.

La journée des tuiles dernier soubresaut de l'ordre ancien


Albert de Bérulle premier président du parlement du Dauphiné lors de la journée des tuiles

Contrairement à l'imagerie à la fin du 19ème siècle véhiculée par la troisième république naissante en mal de symboles, la journée des tuiles ne fut pas une révolte populaire spontanée revendiquant, un an avant Paris, l'égalité des droits.

À peine la réforme annoncée, les parlementaires grenoblois, avec à leur tête le très charismatique et très noble Albert de Bérulle, se sont crispés sur leurs prérogatives et privilèges vieux de plus de 3 siècles.

Des avocats issus de la bourgeoisie - notamment Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier - leur ont emboîté le pas espérant récupérer un bout du fromage et agirent efficacement pour entraîner la population urbaine dans leur sillage.
Les campagnes alentour n'ont pas participé à l'émeute.

À court terme, la journée des tuiles permit de rétablir le statu quo au prix d'un affaiblissement de la royauté.
Un an plus tard, la révolution française débutait qui allait balayer les institutions monarchiques - à commencer par les parlements - et unifier les lois sur tout le territoire.

Des révolutionnaires peu révolutionnaires

Les regrettés avocats grenoblois Barnave et Mounier, élus aux états-généraux de 1789, furent très actifs au commencement de la révolution.

Néanmoins - en osant l'anachronisme du vocabulaire contemporain - ces deux politiques grenoblois n'étaient pas vraiment des gauchistes, bien au contraire.

Même si Mounier rédigea, à l'été 1789, les trois premiers articles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, Barnave et lui furent vite parmi les meilleurs défenseurs, avec quelques nuances, de la monarchie constitutionnelle, du suffrage censitaire et même de l'inégalité entre blancs et noirs.

Barnave caricaturé en Janus à 2 faces : 1789 l'homme du peuple, 1791 l'homme de la cour
Antoine Barnave finit en 1793 ratiboisé par une guillotine à cause de sa trop grande proximité avec la reine Marie Antoinette.

Jean-Joseph Mounier
Jean-Joseph Mounier, plus soucieux de son intégrité physique, alla faire du tourisme en Suisse dès 1790 avant d'être rappelé par Napoléon après 1800 qui le neutralisa sous les honneurs.
Il mourut courageusement dans son lit en 1806.

Historiquement votre

Références et compléments
Mes remerciements à Jean, une fois encore, initiateur de cette chronique.

Voir aussi d'autres chroniques sur les commémorations historiques douteuses
Articles Wikipedia
Les images proviennent de Wikimedia Commons

lundi 13 janvier 2014

Le politburo du soviet suprême de Grenoble nouvelle nomenklatura

Vendredi 10 janvier 2014, le soviet suprême de Grenoble, pardon le conseil de la communauté de communes Grenoble-Alpes-Métropole alias "La Métro", pour fêter l'arrivée de 21 nouvelles municipalités, a renouvelé les cadres de son politburo.

Cet organisme, expression de la volonté populaire unanime, est dirigé par un secrétaire général, pardon président, et 40 secrétaires généraux adjoints, pardon vice-présidents, choisis parmi les plus estimables personnalités dauphinoises.

En échange de leur abnégation et de leur engagement sans limite pour l'essor de l'Y grenoblois, ces méritants citoyens-élus du peuple ne reçoivent qu'une microscopique indemnité de 1558 € mensuels.

Le scrutin municipal approchant à grands pas, le blog Humeurs Mondialisées, avant-garde toujours désireuse d'éclairer les masses, dresse ci-après la liste exhaustive de ces leaders inspirés afin que les citoyens de leurs communes leur assurent des scores électoraux à la hauteur de leurs valeureuses actions et dignes de la regrettée URSS.
Ce triomphe annoncé sera le signe indiscutable de l'attachement du peuple envers ses visionnaires dirigeants.

Habitants de Grenoble et des environs, voici l'héroïque et vaillante nomenklatura, essentiellement masculine, qui vous devez impérativement réélire massivement en mars prochain :

- Marc BAÏETTO, leader du soviet municipal d'Eybens et secrétaire général du soviet suprême de Grenoble (5845 €/mois)

- Jérôme SAFAR, leader désigné du soviet municipal de Grenoble et premier premier secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (7737 €/mois)

- Renzo SULLI, leader du soviet municipal d'Échirolles et deuxième premier secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (4979 €/mois)

- Daniel BROCARD, délégué du soviet municipal du Sappey-en-Chartreuse et troisième premier secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Norbert GRIMOUD, leader du soviet municipal de Saint Georges de Commiers et quatrième premier secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Yannik OLLIVIER, leader du soviet municipal de Saint Martin le Vinoux et deuxième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (3649 €/mois)

- Christophe FERRARI, leader du soviet municipal de Pont-de-Claix et troisième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (4029 €/mois)

- Jacques NIVON, leader du soviet municipal de Champ-sur-Drac et quatrième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Georges CLAVERI, délégué du soviet municipal de Vizille et cinquième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Jean-Philippe MOTTE, délégué du soviet municipal de Grenoble et sixième premier secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Christiane RAFFIN, leader du soviet municipal de Proveysieux et septième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Yannick BOULARD, leader du soviet municipal de Fontaine et huitième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (4979 €/mois)

- Gilles MOULIN, leader du soviet municipal de Murianette et neuvième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (3193 €/mois)

- Marcel REPELLIN, commissaire politique aux incendies, leader du soviet municipal de Seyssinet-Pariset et dixième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Gilles STRAPPAZZON, leader du soviet municipal de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne et onzième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Michel DOFFAGNE, commissaire politique pour le Sud Grenoblois, délégué du soviet municipal de Jarrie et douzième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Olivier NOBLECOURT, délégué du soviet municipal de Grenoble et treizième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- René PROBY, leader du soviet municipal de Saint-Martin-d'Hères et quatorzième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Morad BACHIR-CHÉRIF, délégué du soviet municipal de Grenoble et quinzième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Gérard CRET, leader du soviet municipal de Séchilienne et seizième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Gérard DARCUEIL DREYFUS,  délégué du soviet municipal de Vaulnaveys-le-Bas et dix-septième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Michel BAFFERT, délégué du soviet municipal de Seyssins et dix-huitième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Eric GRASSET, délégué du soviet municipal de Grenoble et dix-neuvième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Catherine KAMOWSKI, leader du soviet municipal de Saint-Égrève et vingtième secrétaire générale adjointe du soviet suprême de Grenoble (4029 €/mois)

- François DIAZ, leader du soviet municipal de Saint-Paul-de-Varces et vingt-et-unième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (3193 €/mois)

- Claude GABELLE, délégué du soviet municipal de Vaulnaveys-le-Haut et vingt-deuxième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Francis CARRÉ, commissaire politique au tri sélectif, délégué du soviet municipal de Notre-Dame-de-Mésage et vingt-troisième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Guy JULLIEN, leader du soviet municipal de Veurey-Voroize et vingt-quatrième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (3193 €/mois)

- Christophe MAYOUSSIER, commissaire politique aux eaux pluviales, leader du soviet municipal du Gua et vingt-cinquième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Michel DESTOT, commissaire politique aux relations avec les pays frères, membre du soviet suprême de la république française, futur-ex-leader du soviet municipal de Grenoble et vingt-sixième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble (9857 €/mois)

- Robert MEYER, leader du soviet municipal de Brié-et-Angonnes et vingt-septième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Jean-Luc POULET, délégué du soviet municipal de Quaix-en-Chartreuse et vingt-huitième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Abderrahmane DJELLAL, délégué du soviet municipal de Grenoble et vingt-neuvième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Pierre VERRI, leader du soviet municipal de Gières et trentième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Alberte DESSARTS, commissaire politique aux sentiers,  déléguée du soviet municipal de Gières et trente-et-unième secrétaire générale adjointe du soviet suprême de Grenoble

- Georges GADUEL, délégué du soviet municipal de Saint-Paul-de-Varces et trente-deuxième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Jean-Pierre AMPHOUX, délégué du soviet municipal du Gua et trente-troisième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Fabrice HUGELÉ, commissaire politique à l'extension du territoire, leader du soviet municipal de Seyssins et trente-quatrième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Françoise GERBIER, leader du soviet municipal de Venon et trente-cinquième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Luc PUISSAT, leader du soviet municipal de Miribel-Lanchâtre et trente-sixième secrétaire général adjoint du soviet suprême de Grenoble

- Françoise CLOTEAU, commissaire politique à la biodiversité, déléguée du soviet municipal de Champagnier et trente-septième secrétaire générale adjointe du soviet suprême de Grenoble

Résidant personnellement à Meylan, je suis profondément dépité que les délégués de la commune au soviet suprême ne soit pas assez méritants pour obtenir au moins un poste de secrétaire général adjoint.
J'exhorte donc solennellement le peuple à tirer, sans faillir, les conclusions qui s'imposent lors du prochain scrutin.

En conclusion, plusieurs maires du Dauphiné ont réussi l'exploit de s'octroyer une pension alimentaire et de se la faire payer rubis l'ongle.

Soviétiquement votre

Références et compléments
- Sur l'opacité budgétaire de "La Métro" voir aussi la chronique "Merci aux élus locaux et à l'équipe de rugby de Grenoble".

- La liste des membres du bureau de la communauté de communes Grenoble-Alpes-Métropole, dite La Métro, provient du site web de cette fringante et dépensière collectivité publique. Cette chronique est conforme à la liste en ligne le 13 janvier 2014.

- Les revenus issus de leurs activités électives des principaux politiques de la région grenobloise a été publiée par Capital entre le 12 et le 15 avril 2013.

- L'élection des quarante nouveaux vice-présidents de la Métro et leur copieuse indemnité ont été rendues publiques par le site GreNews Grenoble City Local News le 11 janvier 2014.

samedi 20 avril 2013

La main gauche de l'Hercule de Grenoble

Hercule - héros mythologique schizophrène qui peinait à aller de l'avant - a désormais quitté sa Grèce natale pour les Alpes.
Pour preuve, trois exemplaires de la même statue de ce travailleur compulsif trônent simultanément dans le musée et le jardin de ville à Grenoble ainsi que dans le parc du château de Vizille.

Ce bronze représente un athlétique barbu au regard fuyant, dans le plus simple appareil - la mythologie est la mère du naturisme - et portant négligemment un gourdin sur son épaule droite.
Un vague tissu s'enroule en haut d'une de ses cuisses pour préserver une décence de bon aloi.
La main gauche recèle deux objets arrondis indéfinis, visibles uniquement lorsqu'on observe le personnage par l'arrière.
Deux explications contradictoires se concurrencent pour décrypter les symboles de cette sculpture.

Les historiens d'art patentés attribuent l'œuvre à un anonyme de la Renaissance italienne qui aurait honoré une commande de François de Bonne Duc de Lesdiguières, militaire protestant et gouverneur du Dauphiné sous Henri IV et Louis XIII.
Le chiffon entourant la jambe d'Hercule serait la dépouille du lion de Némée dont le safari fut le premier des douze travaux accomplis en CDD pour Eurysthée, le roi d'Argolide.
Quant à la main gauche, elle tiendrait deux pommes d'or du Jardin d'Hespérides que le héros infanticide avait été chargé de cueillir du côté de Gibraltar, malgré les patrouilles d'un serpent et d'un dragon.
Si les interprétations des spécialistes sont exactes alors les fruits mythologiques sont très surfaits. Je me demande quelle mouche a piqué Eurysthée pour qu'il expédie son plus fidèle garde du corps à l'autre bout du bassin méditerranéen afin de récupérer des goldens n'ayant même pas la taille de mandarines.

La tradition orale, que j'ai découverte en arrivant à Grenoble comme étudiant au début des années 1980, préfère une toute autre thèse.
Le Duc de Lesdiguières n'était pas seulement un militaire hardi. C'était aussi un politicien roué, un affairiste de haut-vol et un coureur de jupons invétéré. Un synthèse, en quelque sorte, du général Bigeard, de Jérôme Cahuzac et de DSK ...
Devenu gouverneur du Dauphiné, aveuglé par le pouvoir et l'argent, François de Bonne se serait lancé dans une spéculation encore plus risquée qu'à l'ordinaire. Pour rassurer son entourage, inquiet de sa hardiesse financière, il paria qui si son deal échouait, il procéderait illico à l'ablation de ses bijoux de famille.
Malheureusement pour le capitaine huguenot reconverti en golden boy, les vents du Dow Jones et du CAC 40 d'alors ne lui furent pas favorables. Soucieux de ne pas ajouter du scandale au scandale, de respecter sa parole et de conserver intacte la partie la plus intime de son anatomie, il choisit d'effectuer en effigie l'opération de soustraction de sa masculinité, en se faisant représenter sous les traits d'un Hercule musclé et maussade.
Le voile pudique couvrant le bas-ventre du héros grec a évité au sculpteur de sombrer dans le graveleux et l'explicite.
Quant aux sphères présentes dans la paume gauche, Georges Brassens nous dirait "vous avez deviné j'espère !" ...
L'Hercule de Grenoble
A gauche, vue de la statue en bronze dans le jardin de ville à Grenoble, avec à l'arrière-plan, le bâtiment du téléphérique de la Bastille aux célèbres bulles (sans o).
A droite, gros plan sur la main gauche et son contenu sphérique et indéterminé.
Je laisse chaque lecteur méditer sur les motifs qui ont pu pousser le sculpteur de l'Hercule de Grenoble à déposer dans la main gauche - pourtant celle du cœur - des fruits flétris ou bien les restes d'une virilité mise à mal par la cupidité.

Gauloisement votre

Références et compléments
- Page décrivant la statue d'Hercule sur le site du musée de Grenoble, avec une photo de face.
- Article sur François de Bonne Duc de Lesdiguières sur Wikipedia
- Finalement, Grenoble et Bergamo / Bergame sont des villes assez similaires. Comprend qui peut !